Le certificat médical d'un manifestant a été trafiqué — Affaire Benalla

Affaire Benalla : le manifestant molesté aurait fourni un certificat médical antidaté

Le 22 juillet Alexandre Benalla avait été mis en examen pour"violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire de travail"AFP

Selon des informations publiées par le JDD ce 21 octobre, le certificat médical d'un des manifestants rudoyés par Alexandre Benalla le 1er mai aurait été antidaté. En réalité, selon les constatations des enquêteurs, le document a été établi bien plus tard, alors que le scandale battait déjà son plein - ce qui jette un doute sérieux sur la réalité des atteintes physiques dont il faisait état.

Le 22 juillet, l'ancien collaborateur du président Emmanuel Macron avait été mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire de travail" (ITT), sur la base des images le montrant en train de rudoyer, sans arme, un couple en marge d'une manifestation du 1er-Mai place de la Contrescarpe à Paris.

Alors que le certificat médical sur les blessures d'un jeune homme se disant victime d'Alexandre Benalla aurait été antidaté, selon le JDD, des Français soulignent toutefois sur des réseaux sociaux que "rien ne justifie l'usurpation de la qualité de policier et les violences opérées par Benalla sans autorisation pour le faire". Mais l'avocat des deux jeunes gens réclamait depuis une aggravation des charges pesant sur Alexandre Benalla au vu des blessures supposées de ses clients.

Au terme de son audition devant la police, la médecin généraliste de Fontenay, signataire du certificat falsifié, a demandé à ajouter, sur procès-verbal: "Je n'aurais pas dû rédiger ça à la va-vite, c'était un lundi et une grosse journée pour moi. Je reconnais mon erreur", a expliqué le praticien. Devant les magistrats, ils ont reconnu des jets de projectiles - une carafe d'eau et un cendrier - vers les CRS, à l'origine de leur interpellation musclée. Il a été interrogé pour la première fois sur le fond par les juges d'instruction le 5 octobre au tribunal de Paris. Une convocation devant le tribunal correctionnel leur a été remise, sous l'accusation de "violences commises contre des personnes dépositaires de l'autorité publique".

Dernières nouvelles