Ce capuchon d’aérosol qui interroge la version de Jonathann Daval — Meurtre d'Alexia

Jonathann Daval une bombe aérosol au coeur de l'enquête

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Si le 30 janvier 2018 l'informaticien de 35 ans reconnaît, après 48 heures de garde à vue, avoir dissimulé sous des branchages le corps d'Alexia dans le bois de la Vaivre, à Esmoulins, il n'est pas capable d'expliquer l'état partiel de crémation dans lequel le cadavre de la jeune femme a été découvert.

Début septembre, une nouvelle expertise a été ajoutée au dossier.

Les enquêteurs ont découvert une bombe aérosol entamée au domicile de Jonathann Daval, selon des informations du Parisien. Les gendarmes ont, en effet, fait le lien entre un capuchon retrouvé sur les lieux du crime et une bouteille d'aérosol - de la mousse de polyuréthane expansive - découverte lors des perquisitions au domicile du couple et dont le bouchon était manquant. Interrogé par le quotidien, l'avocat installé à Clermont-Ferrand a déclaré: "Ca ne me surprend pas car nous sommes tous convaincus de sa culpabilité". L'expert se refuse toutefois à toute conclusion formelle car "la thèse d'une mise à feu à l'aide de polyuréthane n'est pas vérifiable techniquement". En revanche, les experts seraient formels: les brûlures détectées sur le corps d'Alexia pourraient tout à fait avoir été provoquées par l'utilisation d'une bombe similaire à celle retrouvée chez le couple.

Jonathann Daval avait signalé la disparition de sa femme Alexia le 28 octobre 2017, se disant inquiet de ne pas la voir revenir d'un prétendu footing.

Ces indices mettent à mal la défense de Jonathann Daval, qui malgré cinq changements de versions, a toujours démenti avoir brûlé le corps de son épouse. Il s'est petit à petit dédouané de toute responsabilité, accusant désormais son beau-frère Grégory Gay de l'étranglement, quand lui-même ne serait qu'un simple exécutant au service d'un complot de sa belle-famille.

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