Kamto récuse le conseil constitutionnel — Cameroun

Début de la bataille juridique après la présidentielle au Cameroun

Cameroun : mauvaise nouvelle pour l’opposant Kamto

Les avocats du candidat à la présidentielle camerounaise, l'opposant Maurice Kamto, ont récusé mardi à Yaoundé des membres du Conseil constitutionnel, dont le président Clément Atangana, lors de l'audience relative au contentieux électoral.

Pour L'Anecdote, qui ne doit pas spécialement le porter sur son cœur, "le pénalty de Kamto est en voie d'invalidation par le Conseil constitutionnel", et pour cause, toute la stratégie de réclamations, tous les montages de celui qui se présente comme envoyé par le peuple pour tirer et marquer ce coup de pied arrêté, sont en train de s'écrouler devant la barre.

Après l'examen de ces recours, il prononcera les résultats définitifs de l'élection présidentielle du 7 octobre. Une fois cela la fait, le président de la République élu prête serment et entre en fonction. En effet, comme dispose l'article 136 du Code électoral, "les décisions du Conseil constitutionnel relatives aux opérations électorales, aux résultats des élections et aux candidatures ne sont susceptibles d'aucun recours ".

Au regard du décompte général des votes, au vu des procès-verbaux et des pièces annexes transmis par les commissions départementales de supervision, fait depuis le 9 octobre par cette commission, présidée par le magistrat Emile Essombe, Paul Biya fait la course en tête avec 2 521 758 voix exprimées en sa faveur soit un score de 71,28%. Le candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) engrange 503 366 voix soit 14,23%.

Parmi ces recours, trois ont été introduits par les principaux leaders de l'opposition, à savoir Joshua Osih, Cabral Libii et Maurice Kamto, tous candidats à la présidentielle et qui ont dénoncé de nombreuses irrégularités, pendant le déroulement des votes. Le requérant a déposé son recours 73h après.

Maurice Kamto, qui revendique la victoire à la présidentielle, avait saisi l'institution pour demander l'annulation du scrutin dans plusieurs localités de sept régions du pays. Mais cette démarche a de forte chance de faire long feu lorsqu'on sait que l'élection s'est passée de manière régulière et qu'Elecam a travaillé selon la législation en vigueur.

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