Cancer : manger bio réduirait les risques de 25%

La conclusion de l'étude a été publiée ce lundi 22 octobre dans la revue médicale Jama Internal Medicine

La conclusion de l'étude a été publiée ce lundi 22 octobre dans la revue médicale Jama Internal Medicine. ILLUSTRATION PIXABAY

Dans une étude publiée ce lundi dans la revue JAMA Internal Medicine, et dévoilée par Le Monde, des chercheurs du Centre de recherche en épidémiologie et statistiques de Paris révèlent que la consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique réduit les risques de cancer. Car comme l'ont déjà prouvé des études antérieures, les consommateurs d'aliments bio ont en moyenne une alimentation plus saine, fument moins, pratiquent plus régulièrement de l'exercice physique ou encore appartiennent à des catégories sociales plus élevées que la moyenne.

A ceux qui hésiteraient encore entre manger bio ou pas, une étude vient de prouver que les consommateurs réguliers d'aliments bio voient le risque de cancer diminuer de 25%. Des caractéristiques sociodémographiques et de modes de vie ont également été prises en compte dans cette analyse. Pendant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués. La baisse est même de 34% pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées, et de 76% pour les lymphomes. Si ces résultats doivent encore être confirmés par de nouvelles enquêtes, les scientifiques avancent deux hypothèses: la présence de résidus de pesticides à des doses plus élevées dans les aliments issus de l'agriculture conventionnelle et des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments bénéfiques pour la santé dans les aliments bio.

"Générations Futures se félicite de la publication de cette nouvelle étude qui montre clairement les effets protecteurs des aliments biologiques vis-à-vis du cancer, car les facteurs confondants possibles ont été considérés", déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures.

Moins de pesticides, plus de micronutriments?

Il s'agit d'une étude de cohorte nationale réalisée sur une large population d'adultes volontaires (qui deviennent des Nutrinautes après inscription) lancée en 2009, dont l'objectif est d'étudier les relations nutrition-santé.

Une fois les personnes sélectionnées, les chercheurs les ont divisées en quatre groupes pour les classer en fonction de leur consommation d'aliments bio.

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