Manifestation à Londres pour un nouveau référendum sur le Brexit — Royaume-Uni

Brexit :

BARNIER: L'Europe n'est 'pas sûre' de parvenir à un accord sur le Brexit

Selon le "People's vote" (vote du peuple), mouvement militant à l'origine de la manifestation, il s'agit du "plus important rassemblement" depuis la manifestation contre la guerre en Irak qui avait réuni un million de personnes en 2003 dans la capitale britannique.

Des Britanniques défilent dans les rues de Londres contre le Brexit, le 20 octobre 2018. Parmi les manifestants, venus des quatre coins du pays et amenés par plus de 150 cars, se trouvaient aussi de nombreux citoyens européens, représentés notamment par "The3Million", un groupe de pression défendant les intérêts des près de 4 millions d'Européens au Royaume-Uni. Les organisateurs estiment que les Britanniques, qui se sont prononcés à 52% en faveur de la sortie de l'UE lors du référendum du 23 juin 2016, auraient voté différemment s'ils avaient eu conscience des réels enjeux du Brexit. "Nous voulons rester européens", a ajouté sa femme Julie, en fauteuil roulant.

Problème? Si l'idée d'un second référendum semble gagner du terrain, Theresa May elle, reste inflexible.

"Il n'y aura pas de second référendum". Les négociations sur les conditions du Brexit achoppent sur la question de cette délimitation, appelée à devenir la seule séparation terrestre entre l'UE et le Royaume-Uni après la date prévue du 29 mars 2019.

La cheffe du gouvernement conservateur a souligné qu'elle ne pourrait certainement jamais l'accepter.

"Theresa May déclare qu'elle s'en tient à cet accord, mais tout ce qu'elle fait va à l'encontre de celui-ci parce que le Brexit est incompatible avec l'accord de paix sur l'Irlande du Nord". "L'élite du Brexit" a montré qu'elle était incapable de résoudre le problème. Un second référendum serait un vote politicien, dans le sens où ce serait les hommes politiques qui diraient au peuple qu'il s'est trompé la première fois et qu'il devrait réessayer.

L'idée d'un nouveau référendum a gagné en popularité ces derniers mois au Royaume-Uni et des personnalités politiques de tous bords la soutiennent, comme l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair.

"Le Brexit divise les générations. Votre génération [les jeunes] est trahie par la mienne", doit dire le chef des libéraux-démocrates, Vince Cable, à l'intention des jeunes manifestants.

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