Une épidémie sans précédent — Virus du Nil

Le don du sang restreint à cause de la présence du virus du Nil dans plusieurs départements

Le don du sang restreint à cause de la présence du virus du Nil dans plusieurs départements

Ce virus venu d'Afrique du Nord-Est est porté par les oiseaux, particulièrement infectés cette année, mais c'est le moustique Culex, d'une espèce commune très répandue dans nos régions, qui le transmet aux hommes, ainsi qu'aux chevaux. Le virus West Nile, présent dans le sud-est de la France, pousse les autorités de santé à prendre des mesures de précaution.

Les oiseaux constituent le réservoir principal du virus West Nile. "C'est pourquoi le don de sang est restreint pour les personnes qui ont séjourné au moins une nuit dans le sud de la France".

En revanche, il n'y pas eu de décès lié au virus du Nil occidental en France, selon M. Besiers. "Mais il y a un risque de transmission interhumaine du virus par la voie de transfusions sanguines, d'où l'intérêt des mesures de précautions qui ont été prises par l'EFS ".

Depuis début juillet, au moins 22 personnes ont été atteintes par ce virus, dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, dont 19 dans les Alpes-Maritimes, annonçait, début octobre, l'agence régionale de santé. Une personne a développé suite à ce virus une maladie neurologique. "Toutes les personnes ayant séjourné au moins une nuit dans les Alpes-maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Pyrénées-Orientales, mais aussi Monaco, ne peuvent pas faire de don pendant 28 jours", explique l'Établissement français du sang (EFS) dans un communiqué.

Dans la plupart des cas, rappelle l'ARS, l'infection humaine est asymptomatique. Mais la maladie peut aussi se manifester par "un syndrome pseudo grippal", selon l'ARS. Malgré les restrictions de dons du sang dans les départements concernés, le risque de pénurie est minime car les collectes continuent de s'effectuer normalement.

Chaque année, pour la même période, le don de sang est restreint pour ceux qui reviennent d'un des pays où sévit ce virus. "Mais c'est la première fois que l'on a une épidémie de cette ampleur", ajoute le Dr Besiers, relevant que deux habitants du sud de la France qui ont fait une complications neurologiques se remettent aujourd'hui". Par contre dans d'autres pays comme la Grèce et l'Italie, il y a eu des décès, donc c'est une maladie potentiellement grave. "A ce jour, nous n'avons eu qu'un cas détecté par le test (chez un donneur) dans les Alpes-Maritimes (inclus dans les 24 cas) ", poursuit-il ajoutant que globalement, il n'y a " pas de problème " pour assurer l'approvisionnement en produits sanguins.

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