La Belgique préfère le F-35 américain au Rafale de Dassault

Charles Michel

Charles Michel

Le gouvernement belge a annoncé jeudi avoir choisi le F-35 américain pour remplacer sa flotte vieillissante d'avions de chasse F-16, au détriment notamment du Rafale français.

Les États-Unis pour le F-35 et le Royaumie-Uni pour le Typhoon - fabriqué par un consortium intégrant aussi l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne - avaient répondu en bonne et due forme à l'appel d'offres formulé d'État à Etat.

Dassault Aviation a réagi dans un communiqué publié vendredi en parlant d'un "mauvais signal pour la construction de l'Europe de la défense" et en déplorant "une préférence américaine en Europe".

Airbus Defence and Space - membre du consortium européen Eurofigher aux côtés du groupe de défense britannique BAE et de l'italien Finmeccanica - a regretté "une occasion manquée pour l'Europe de la défense".

Il faut dire que l'appel d'offre, lancé en mars 2017, était considéré en Belgique comme "le marché du siècle".

"Nous notons l'annonce (faite) par le gouvernement belge à propos du remplacement de sa flotte d'avions de combat F-16". Dassault Aviation "a participé à l'offre globale de partenariat stratégique faite par la France au gouvernement belge en présentant le Rafale et en proposant un retour économique et sociétal dans les domaines de la haute technologie, évalué à 20 milliards d'euros sur vingt ans", a précisé le groupe, ajoutant que "ce partenariat".

La solution Eurofighter aurait débouché sur plus de 19 milliards d'euros de contribution directe à l'économie belge. "Une décision liée à une procédure et des contraintes propres à la Belgique, mais a contrario des intérêts européens", a-t-il martelé, tout en promettant de "tout faire pour qu'à l'avenir, des offres européennes soient promues" en matière de défense.

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