France: hausse de 0,5% des chômeurs au 3e trimestre

L’objectif du gouvernement est de parvenir à un taux de 7% d'ici la fin du quinquennat. LP  JEAN-BAPTISTE QUENTIN

L’objectif du gouvernement est de parvenir à un taux de 7% d'ici la fin du quinquennat. LP JEAN-BAPTISTE QUENTIN

S'il est en baisse à l'échelle régionale, il augmente légèrement dans la Manche. Pour l'ensemble des inscrits tenus de chercher un emploi, y compris ceux en activité réduite (catégories A, B et C), la hausse est de 0,4%. Ce chiffre est en hausse: +2% en 3 mois soit 580 inscrit (e) s en plus sur les listes de Pôle Emploi. Ce nombre baisse de 0,4 % sur un trimestre (soit -130 personnes) et de 1,6 % sur un an. En France métropolitaine, le nombre d'inscrits dans les trois principales catégories s'établit à 5,6 millions, dont 3,4 millions en catégorie A et 2,2 millions dans les deux autres catégories.

Ce tableau à l'échelle normande masque quelques nuances départementales. La croissance a plafonné à + 0,2 % au premier comme au deuxième trimestre.

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A diminue en Île-de-France de -0,2 % pour les moins de 25 ans (-0,5 % sur un an).

Les chiffres du chômage ont encore augmenté. Dans le sillage du ralentissement de l'activité, les créations d'emplois marqueraient le pas en 2018 avec 129.000 créations nettes contre 342.000 en 2017 selon l'Insee.

Selon l'Insee, le taux de chômage devrait suivre une décrue très lente à 8,9% fin 2018 contre 9,1% fin juin. Sur un an, il s'inscrit en revanche en baisse de 1,2%.

Le gouvernement a pour objectif de ramener le taux de chômage à 7% de la population active à la fin du quinquennat, notamment grâce à l'assouplissement du droit du travail, ou encore les réformes de l'apprentissage et de la formation professionnelle ainsi que l'investissement dans les compétences, avec un plan de 15 milliards d'euros. Ce nombre baisse de 0,4 % sur un trimestre et de 1.6 % sur un an. Mais pour l'instant, le nombre de chômeurs en formation n'est en hausse que de 2% depuis le début de l'année.

La régulation des contrats courts par la mise en place d'un "bonus-malus" sur les cotisations patronales ou le cumul "allocation/salaire" seront au cœur des discussions d'une négociation qui s'annonce difficile et doit aboutir d'ici fin janvier.

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