Une Parisienne condamnée pour sous-location abusive — Airbnb

Une locataire du 18e arrondissement de Paris a été condamnée à la plus lourde peine jamais infligée pour une sous-location illégale sur Airbnb

Airbnb : 46 000 euros d’amende pour avoir sous-loué son appartement

De plus, la propriétaire a obtenu de la justice l'expulsion de sa locataire. Fin février 2018, un constat d'huissier a permis de prouver que le logement a été loué illégalement 767 jours (soit l'équivalent de plus de deux ans) entre 2011 et 2018.

LIRE AUSSI Airbnb: qu'avez-vous le droit de faire ou non avec votre logement? Pendant 7 ans, elle a ainsi facturé des nuitées à 60 euros, trois fois le prix de ce qu'elle payait au propriétaire (environ 20 euros, pour un loyer mensuel de 600 euros). "Un locataire ne peut pas sous-louer un logement pour un loyer supérieur à celui qu'il paie au propriétaire", rappelle Me Jonathan Bellaiche, avocat de la propriétaire. Dans cette rue, un immeuble et un petit appartement loué via Airbnb 60 € la nuit. Elle tirait donc un bénéfice de quelque chose qui ne lui appartenait pas.

La locataire a été condamnée par le tribunal d'instance à rembourser la lourde somme de 46.277 euros, et ce même en cas d'appel, selon les informations révélées le 25 octobre par Le Figaro. La plateforme précise également qu'elle a lancé en juin 2018 un partenariat avec le réseau d'agences immobilières Century 21, qui s'occupe de rédiger un bail fondé sur un partage de revenus entre locataires, propriétaires et agences immobilières.

Pour la première fois, un locataire remboursera intégralement des sommes perçues pour des sous-locations effectuées sans l'accord de son propriétaire. Celle-ci n'a pas donné son accord et c'est en se rendant sur le site d'Airbnb que celle à qui appartient le logement a découvert que son appartement y a été mis en location sans son accord. Un partenariat actuellement expérimenté dans la capitale et bientôt étendu.

L'avocat de la locataire compte assigner Airbnb en coresponsabilité car d'après lui, le site d'hébergement en ligne a violé ses obligations légales et notamment le plafond de location annuel, fixé à 120 jours par résidence.

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