Patients et médecins alertent sur la pénurie de médicaments

Les malades doivent se contenter des miettes que les laboratoires veulent bien accorder, écrit le Collectif Parkinson. LP  Arnaud Journois

Les malades doivent se contenter des miettes que les laboratoires veulent bien accorder, écrit le Collectif Parkinson. LP Arnaud Journois

Selon l'ANSM, un produit est en rupture de stock dès lors qu'une officine est incapable de le fournir sous 72 heures. On vous explique cette pénurie.

Les traitements qui font défaut ne sont pas des médicaments de confort.

Les difficultés d'approvisionnement des médicaments s'aggravent et se répètent dans l'Hexagone.

Parmi ces 176 médicaments recensés "manquants", les anticancéreux représentent une part importante.

Le laboratoire MSD avait annoncé fin août, une rupture de stock prolongée de certains dosages d'un médicament utilisé par 45.000 patients en France (sur 200.000 malades de Parkinson), le Sinemet.

Anticancéreux, antiépileptiques, vaccins ou encore antibiotiques.

C'est une pénurie de Sinemet, médicament de base dans le traitement de la maladie de Parkinson, qui a poussé un collectif d'associations de patients à lancer un cri d'alerte.

Le collectif Parkinson publie également une tribune pour inviter les pouvoirs publics à agir. Les personnes atteintes par la maladie de Parkinson doivent trop fréquemment faire face à des discontinuités répétées dans leurs parcours de soins et de santé.

" Les malades doivent se contenter des miettes que les laboratoires veulent bien accorder".

Les pénuries de médicaments et de vaccins sont récurrentes en France. L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) a reçu l'année passée 530 signalements de médicaments en rupture de stock soit dix fois plus que dix ans en arrière. Sont aussi indisponibles des traitements aussi basiques que la cortisone pour enfants qui peut être prescrite en cas de laryngite ou de trachéite. Pour les patients et les médecins concernés, la pénurie est préoccupante.

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