Le télescope spatial Kepler s'éteint

La NASA a annoncé la mise à la retraite du télescope spatial Kepler après neuf ans

Une illustration fournie par la NASA représentant le télescope spatial Kepler

L'objectif était si sensible qu'il pouvait détecter l'infime baisse d'intensité lumineuse provoquée par le passage d'une planète devant son étoile. Mais elle est si proche de son étoile qu'une de ses faces est probablement en fusion, un monde de lave.

Des centaines de découvertes suivent et révolutionnent notre connaissance de la galaxie. Elles confirmeront que la Terre n'est, finalement, pas une exception galactique.

Kepler a montré que 20 à 50 % des étoiles visibles depuis la Terre avaient probablement " de petites planètes, peut-être rocheuses, et d'une taille similaire à celle de la Terre, dans une zone habitable " autour d'elles, selon la NASA. Ou la planète Kepler-16b, qui tourne autour de deux étoiles.et où, comme sur Tatooine -une planète fictive de Star Wars- les habitants pourraient assister à un double coucher de soleils, si Kepler-16b n'était pas gazeuse.

La mort de Kepler n'est pas une surprise.

On l'annonçait depuis plusieurs semaines, mais Kepler semblait faire de la résistance malgré son manque de carburant.

En 2013, des problèmes mécaniques avaient précipité la fin de la mission originale du télescope, qui au départ ne devait durer que trois ans et demi. En effet, la NASA indique que Kepler a trouvé au fil de sa mission quelque 2 681 planètes et 2 899 planètes "candidates", ce qui représente une quantité de données restantes à traiter assez phénoménale. Kepler a des panneaux solaires mais ceux-ci n'alimentent que ses appareils électroniques à bord.

Il avait emporté 12 kg de carburant en 2009 pour son moteur, qui servait à corriger les dérives et contrôler l'orbite, et les ingénieurs savaient que la mission ne pourrait pas durer éternellement.

Le successeur de Kepler s'appelle Transiting Exoplanet Survey Satellite, ou Tess. Mis en orbite en avril dernier, le télescope a désormais pour objectif d'analyser environ 200 000 étoiles à moins de 300 années-lumière du Soleil - principalement des naines rouges comme TRAPPIST-1 et Proxima Centauri. Dans une quarantaine d'années, son orbite le rapprochera de la Terre, mais sans jamais risquer de s'y écraser. Cité par nos confrères d' Ars Technica, Bill Borucki - principal responsable de la mission Kepler désormais à la retraite - a expliqué à cette occasion, lors d'une conférence téléphonique, que sa découverte préférée de Kepler n'est autre que Kepler-22b.

Dernières nouvelles