Facebook confirme le ralentissement de sa croissance mais limite les dégâts

Facebook a confirmé le ralentissement de sa croissance au troisième trimestrePlus

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Mais après avoir atteint le chiffre de 1,7 milliard de personnes actives quotidiennement, le moment où la croissance de Facebook allait prendre du plomb dans l'aile devait tôt ou tard arriver.

Le bénéfice net de Facebook au troisième trimestre a grimpé à 5,14 milliards de dollars (4,51 milliards d'euros), ou 1,76 dollar par action, contre 4,7 milliards de dollars, (1,59 dollar par action) un an plus tôt.

Facebook avait perdu 120 milliards de capitalisation boursière en une seule séance en juillet, du jamais vu à Wall Street.

Au 30 septembre, Facebook avait 2,27 milliards d'utilisateurs mensuels actifs (+10 %), moins que les 2,29 milliards anticipés par les marchés qui scrutent tout signe de faiblesse du titan.

Pour la première fois depuis plusieurs années, le nombre d'utilisateurs quotidiens de Facebook n'a pas augmenté.

Une saturation qui s'illustre avec les chiffres du troisième trimestre, qui ont tous confirmé que Facebook a fini par subir le ralentissement qu'il avait prévu et annoncé dès 2016 et amplifié depuis par les scandales.

Ajusté et rapporté par action, référence en Amérique du Nord, le bénéfice ressort néanmoins à 1,76 dollar, bien au-dessus des attentes des analystes. Une démarche similaire a d'ailleurs été entreprise sur Instagram, véritable navire amiral du groupe, où les Stories affolent les compteurs, en plus d'être plus économiques et performantes pour les marques que les publicités traditionnelles diffusées sur le fil d'actualité.

Son chiffre d'affaires est, à 13,727 milliards de dollars, inférieur aux attentes et sa croissance (33%) est en décélération.

Il passe aussi son temps à purger son réseau de contenus et comptes douteux relevant de la manipulation politique, en particulier à l'approche d'élections majeures comme les législatives américaines le 6 novembre. Facebook a toutefois a dépassé les attentes en matière de profit, alors qu'il tente de se remettre des scandales concernant la sécurité des données personnelles de ses utilisateurs. Les gens "aiment de plus en plus" les contenus éphémères, a précisé le patron fondateur, mentionnant aussi le succès de ses messageries Messenger et WhatsApp.

Contraint de dépenser des milliards de dollars pour assainir son réseau, confronté aux changements d'habitudes des consommateurs et à un effet de saturation qui ralentissent sa croissance, Facebook se retrouve, à presque 15 ans, à un tournant majeur de son histoire.

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