Le numéro un iranien s'en prend à Trump avant les nouvelles sanctions

Washington

Les USA pourraient assouplir leur position sur les sanctions contre l’Iran

Donald Trump a détourné vendredi la phrase emblématique de la série "Game of Thrones" pour saluer le rétablissement lundi des sanctions contre Téhéran. "Comment dit-on utilisation abusive d'une marque déposée en dothraki?", a partagé la chaîne américaine sur le réseau social. Lundi, le 5 novembre, les Etats-Unis vont rétablir leurs sanctions les plus draconiennes contre Téhéran, visant le pétrole et les banques, pour forcer le régime iranien "à faire un choix clair: soit abandonner son comportement destructeur soit continuer sur le chemin du désastre économique", a annoncé le président américain dans un communiqué. A ce stade, on sait que l'Union européenne dans son ensemble n'en fait pas partie mais qu'elle inclut la Turquie.

Un premier train de sanctions avait déjà été adopté en août. Le ministère iranien des Affaires étrangères a jugé pour sa part que les sanctions américaines constituaient une violation de l'accord nucléaire et des résolutions de l'ONU ainsi "qu'un mépris des valeurs humaines, morales et éthiques".

Donald Trump se prendrait-il pour le roi?

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a affirmé que 700 noms seraient ajoutées à la liste noire américaine, soit 300 de plus que ceux qui en avaient été retirés après 2015. Selon lui, ils ont " la même maturité émotionnelle ".

Ali Khamenei estime que le président américain "a discrédité ce qui restait du prestige des États-Unis". Donald Trump répète qu'il est prêt à rencontrer les dirigeants iraniens pour négocier un accord global sur la base de 12 conditions américaines: des restrictions beaucoup plus fermes et durables sur le nucléaire, mais également la fin de la prolifération de missiles et des activités jugées "déstabilisatrices" de Téhéran au Moyen-Orient (Syrie, Yémen, Liban.).

" C'est un voeu pieux", dit à l'AFP Ali Vaez, de l'International Crisis Group".

"La dispute entre les Etats-Unis et l'Iran dure depuis 40 ans, et les Etats-Unis ont agi beaucoup contre nous", a-t-il souligné en dénonçant "une guerre militaire, économique et médiatique".

D'autant que la situation diffère aujourd'hui de celle de 2012, quand Barack Obama avait imposé les sanctions qui seront rétablies.

Au-delà du niveau de pression que les Américains pourront exercer, le flou demeure sur leurs intentions.

" Ce projet est mort en même temps que Jamal Khashoggi", lâche Barbara Slavin.

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