Un Américain exécuté sur la chaise électrique

Un Américain exécuté sur la chaise électrique une première depuis 2013

La chaise électrique n'avait pas servi depuis 2013 aux

Ainsi, à l'âge de 63 ans, Edmund Zagorski a été déclaré mort à 7h26 locales (0h26, heure française), dans la nuit de jeudi 1er à vendredi 2 novembre après son exécution dans le pénitencier de haute sécurité de Nashville, dans le Tennessee. Il avait tué et égorgé deux hommes qu'il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue. Selon les journalistes présents lors de l'exécution, ses derniers mots ont été "Let's rock" ("C'est parti").

L'homme avait été condamné à la peine capitale en 1984 dans le Tennessee. "Il a reçu un choc violent avec le courant électrique ", a-t-elle ajouté, en précisant que des éponges imbibées d'eau salée avaient été placées sur ses chevilles pour faciliter le passage du courant.

Un "choix" qui n'en est pas vraiment un pour le condamné à mort. "Je ne veux pas être soumis à la torture de l'injection ", avait-il écrit aux autorités, mais " je considère que l'injection létale et l'électrocution violent toutes les deux mes droits ". Une méthode controversée qui n'avait plus été employée aux Etats-Unis depuis 2013. Toutefois, lui et ses avocats ont demandé un recours auprès des juges. Avant l'exécution de jeudi soir, elle n'avait été utilisée que pour quatorze exécutions sur près de 900 dans tout le pays depuis 2000. Seulement neuf États sur les 31 qui autorisent encore la peine de mort, conservent cette méthode.

L'exécution par chaise électrique a été progressivement abandonnée après que des exécutions eurent mal tourné.

Dans ce contexte, le "choix" d'Edmund Zagorski "en dit long sur l'échec des injections létales", a relevé le directeur du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), Robert Dunham, interrogé par l'AFP avant la mise à mort. Certains condamnés mettent parfois de longues minutes à mourir après la piqûre, comme en 2014 quand un détenu de l'Oklahoma est décédé d'une crise cardiaque au bout de 40 minutes et non des effets de l'injection. Les injections létales sont la méthode d'exécution la plus fréquente aux Etats-Unis, mais elles sont vivement contestées en raison de défaillances possibles de la drogue utilisée pour anesthésier les condamnés. La troisième arrête son cœur. La justice américaine ayant décidé de remplacer la chaise électrique par les injections létales, ce dernier allait donc devoir subir durant de nombreuses minutes. "Ils seront vus comme des reliques du passé".

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