La Maison-Blanche bloque l'accès au journaliste de CNN Jim Acosta

USA : altercation entre Donald Trump et un journaliste

Tête-à-tête Trump-Macron samedi à Paris

Alors qu'un journaliste de CNN insistait pour lui demander des précisions sur la caravane de migrants, Donald Trump s'est fâché tout rouge en conférence de presse, au lendemain de la défaite des républicains à la Chambre lors des midterms.

À noter que ce n'est pas le seul heurt que le 45e président américain a provoqué lors de cette conférence de presse. "Ça suffit, rendez le micro ", lui lance ce dernier après un échange tendu. "Je viens de me faire refuser l'accès à la Maison Blanche ", a confirmé le journaliste sur Twitter. Une employée de la Maison Blanche retire alors le micro des mains du journaliste pendant que Donald Trump déclare: "CNN devrait avoir honte de vous employer".

"Après l'incident d'aujourd'hui, la Maison Blanche suspend l'accréditation permanente du reporter impliqué jusqu'à nouvel ordre", a poursuivi Sarah Sanders, sans nommer l'intéressé. Le président américain s'est alors une fois encore emporté: "Je ne suis inquiet de rien en ce qui concerne l'enquête russe, parce que c'est un canular, c'est assez, reposez le micro".

L'association des correspondants de la Maison Blanche a elle aussi réagi par le biais d'un communiqué: "Révoquer l'accès au complexe de la Maison Blanche est une réaction disproportionnée par rapport à l'infraction présumée, et est inacceptable". Mais mercredi, l'atmosphère était électrique entre le président et d'autres représentants de la presse.

Le journaliste qui a succédé ensuite à M. Acosta au micro a pris la défense de son confrère, le saluant comme un " reporter scrupuleux ". À une journaliste noire qui l'interrogeait sur sa rhétorique nationaliste, laquelle pouvait faire le jeu des suprémacistes blancs, Donald Trump a répondu qu'elle venait de poser "une question raciste".

Donald Trump croise souvent le fer avec les journalistes américains, qu'il accuse à peu près tous, à l'exception de ceux de Fox News, de faire partie des " Fake News Media ". "Si vous le faisiez bien, peut-être que vos audiences seraient plus élevées", attaque le président, avant d'inviter le journaliste suivant à poser sa question. "Je pourrais faire quelque chose de fantastique, et ils (les journalistes, ndlr) en feraient quelque chose de mauvais". À la fin de la conférence de presse qui aura duré près d'1h30, il a espéré que "le ton puisse s'améliorer mais cela commence avec les médias". "Je rends les coups et je ne me bats pas pour moi, mais pour le peuple de ce pays", a-t-il conclu.

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