Macron annonce des mesures à la marge — Carburants

C’est la première fois qu’Emmanuel Macron répondra à un journaliste radio lors d’une interview. LP  Arnaud Journois

C’est la première fois qu’Emmanuel Macron répondra à un journaliste radio lors d’une interview. LP Arnaud Journois

Invité de la matinale d'Europe 1, le Président de la République, Emmanuel Macron, a inéluctablement été interrogé sur la crise du prix des carburants, qui pousse de plus en plus les Français à élever la voix. Le chef de l'État a enfin souligné le dépendance des prix des carburants à la situation géopolitique mondiale. "Il faut qu'on regarde comment améliorer le chèque énergie ", a-t-il annoncé, alors que la France a connu les premières gelées de l'automne. D'après le chef de l'État, cette initiative agrège "toutes les démagogies": "Sur ce type de mouvement, je suis toujours prudent, parce que ça agrège beaucoup de choses qui n'ont rien à voir, toutes les formes de démagogie". Les "chèques énergie " et les primes de conversion "propre " étendues à l'occasion - au bilan positif de Nicolas Hulot - auraient aussi pu être améliorés bien avant que cela paraisse maintenant possible, sous la pression des circonstances. Ce matin, sur LCI, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin a rappelé que la valeur moyenne versée par l'État (150 euros en moyenne en 2018) allait augmenter pour atteindre 200 euros en 2019. D'abord pour le simplifier car plus de 500 000 bénéficiaires perçoivent le chèque mais ne l'utilisent pas. Cette aide symbolique, promesse de campagne de Xavier Bertrand, s'adresse aux salariés dont le lieu de travail se situe à plus de 30 km de leur domicile et qui ne peuvent s'y rendre autrement qu'en voiture.

Elle s'adresse à ceux qui perçoivent un salaire net inférieur ou égal à deux fois le Smic, soit moins de 2.300 euros net par mois.

Évoquant le quotidien de ceux qui doivent faire "30 ou 40 kilomètres chaque jour pour aller travailler", il a dit: "Je comprends leur colère, ils se sentent pris au piège et ils considèrent que c'est injuste". Dans la dernière enquête de l'Insee publiée en 2016, au niveau national, 19,8% des actifs répondent à ce critère au niveau national.

Emmanuel Macron a également annoncé une aide à venir concernant le chauffage. Jusqu'à présent, il est obligatoire de préciser cette aide sur sa déclaration de revenus. "Il faut qu'on soit plus efficaces dans la manière d'héberger les gens quand ils sont dans la nécessité", précise Emmanuel Macron. Le message a été mal reçu.

" On ne va pas taper les entreprises, on ne va pas taper les régions, les collectivités".

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