Un roi doit donner son ADN — Première mondiale

Belga  T. Roge

Belga T. Roge

Elle avait alors introduit cette année-là une première procédure en contestation de paternité de Jacques Boël, avant de demander l'établissement de la paternité entre Delphine et Albert. Il s'était livré à un test ADN qui avait révélé qu'il n'est effectivement pas son père biologique.

La plaignante entame cette procédure de reconnaissance de paternité en 2013.

Delphine Boël avait interjeté appel. " La quête identitaire " de Delphine Boël " paraît fondée sur un intérêt légitime ", souligne l'arrêt de la Cour d'appel.

En juin, la cour avait déclaré qu'il n'était pas nécessaire de soumettre Jacques Boël à un nouveau test ADN.

Depuis, Albert II nie toujours être le père de Delphine Boël. La cour ordonne également à Albert II de se soumettre à un test ADN.

Une autre audience s'était tenue en septembre, au cours de laquelle les débats portèrent essentiellement sur la fin éventuelle de la filiation entre Jacques Boël et Delphine Boël. Mais cette dernière avait ensuite fait appel de la décision.

Lundi en fin de matinée, Me Marc Uyttendaele, Me Alain De Jonge et Me Yves-Henri Leleu, conseils de Delphine Boël, ont informé que la cour d'appel de Bruxelles avait rendu un arrêt, le 25 octobre dernier, qui établit que Jacques Boël n'est pas le père légal de Delphine Boël. Objectif: définir s'il est bien le père biologique de Delphine Boël. "Si Albert II refuse de se soumettre au test, cela pourra être considéré comme un indice très clair qu'il est le père", avance Me Marc Uyttendaele.

La cour, ont-ils ajouté, a aussi chargé une experte d'un hôpital universitaire bruxellois "de procéder dans les trois mois à une expertise génétique permettant d'établir le lien de filiation entre Delphine et Albert II ". Selon les informations relayées par Le Monde, l'avocat d'Albert II aurait déjà indiqué l'éventualité d'un pourvoi en cassation. "Cette décision est une étape importante dans le combat difficile qu'a engagé Delphine Boël".

Vers un refus du Roi? Un éventuel refus royal pourrait cependant servir la défense de Mme Boël: il ne manquerait pas d'être interprété comme un aveu.

Si la paternité venait à être confirmée, Albert II serait loin d'être le premier monarque à avoir eu un enfant illégitime.

Quelles pourraient être les conséquences d'un tel refus? En revanche, elle aura droit à une partie de l'héritage d'Albert II. "Elle se dit qu'ils n'auront pas à porter ce poids, ce fardeau pendant toute leur vie".

Dernières nouvelles