" "Pétain. Macron dénonce la " boîte à folie " des " polémiques inutiles "

Emmanuel Macron visite l'usine Renault de Maubeuge, le 8 novembre 2018

Emmanuel Macron visite l'usine Renault de Maubeuge, le 8 novembre 2018. REUTERS

"Avec l'augmentation de l'essence, vous reprenez d'une main ce que vous donnez de l'autre", lui a crié l'homme, Samuel Beauvois, qui a précisé travailler chez Renault depuis près de 25 ans".

"Ces investissements montrent l'importance de la France pour le groupe Renault", a déclaré le PDG du groupe Carlos Ghosn dans un discours prononcé en présence du chef de l'Etat, en visite sur le site. "Nous allons y arriver!", a-t-il lancé devant les syndicats, dans l'attente de la décision judiciaire, prévue le 12 décembre, sur le projet de reprise du franco-belge Altifort. Il l'a alors accusé de vouloir "faire son show".

Le président a passé l'après-midi à Notre-Dame-de-Lorette, site de la plus grande nécropole militaire française où reposent 22 000 combattants.

Avant de prendre à son tour la parole, Emmanuel Macron a été pris à partie par un délégué UD.

Ce voyage permet au chef de l'État, au plus bas dans les sondages - 27 % d'opinions positives selon la dernière enquête Elabe, publiée jeudi -, de multiplier les bains de foule, son exercice de communication favori. Mais l'ambiance est parfois tendue.

Mais il est confronté chaque jour à des expressions de colère, contre le faible montant des retraites ou la cherté des carburants, à une semaine d'un appel à bloquer les routes le 17 novembre.

- Avec ou sans Pétain? C'est en faveur du centième anniversaire de la fin de la "Grande guerre", portant le "thème de l'activité économique", qu'a eu lieu cette visite à l'usine de Maubeuge.

Après Europe 1 mardi, il répondra aux questions de France 3 Hauts-de-France et France 3 Grand Est jeudi à 19H00, puis sera dimanche l'invité de CNN. Ces propos avaient déclenché l'indignation de l'opposition, à gauche essentiellement, et des instances représentatives juives. "L'infamie" commise par Pétain lors de la Deuxième Guerre "efface tout le reste", a abondé Xavier Bertrand.

Au cinquième jour de son "itinérance mémorielle ", il s'est efforcé de mettre un point final à une polémique sur un hommage à Pétain, qui parasite son long déplacement depuis la veille. "Alors que l'Élysée a tenté toute la journée de mercredi d'apaiser la polémique en soulignant que le chef d'état-major irait samedi " fleurir la tombe des cinq maréchaux qui sont aux Invalides où il n'y a pas Pétain", Emmanuel Macron a insisté jeudi sur le fait qu'il " n'a jamais été question d'avoir une célébration individuelle " pour l'ancien chef du régime collaborationniste de Vichy. Avant de tempérer d'un "en même temps" décidément marque de fabrique de ce gouvernement: "On ne va pas faire comme les dictatures qui gomment les personnes sur les photos comme si elles n'avaient pas existé".

L'armée, elle, n'a jamais parlé d'exclure de son hommage celui qui fut l'un des héros de Verdun.

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