Des démarches assouplies pour les diabétiques — Permis de conduire

Diabète: les conditions d'obtention du permis de conduire bientôt assouplies

Les conditions d'obtention du permis de conduire pour les personnes diabétiques vont être assouplies

Paris, le jeudi 8 novembre 2018 - Les diabétiques n'auront plus à déclarer leur maladie à l'auto-école et à passer une visite médicale auprès d'un médecin agréé par la préfecture pour obtenir leur permis de conduire.

C'est le fruit d'une dizaine d'années de travail auprès des ministères concernés, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

Dorénavant, il suffira au diabétiqued'effectuer la démarche auprès de son médecin traitant, ce qui sera plus simple pour lui et lui évitera de se sentir stigmatisé.

Le médecin agréé devait jusqu'à présent "juger le candidat diabétique apte à gérer son hypoglycémie".

La Fédération Française des diabétiques a annoncé ce mardi par la voie de son président Gérard Raymond qu'elle était parvenue à un accord avec la Sécurité routière et les ministères de la santé et de l'Intérieur pour assouplir les conditions d'obtention du permis de conduire pour les diabétiques. Le permis n'était attribué que pour une période limitée à cinq ans, sous réserve de l'aval de ce médecin.

"On précise désormais dans la brochure +permis de conduire et diabète+ que le diabétique doit en parler avec son médecin traitant et/ou son diabétologue". C'est alors le médecin traitant qui renvoie en préfecture tous les documents officiels.

Cette "explicitation" ne nécessite pas de circulaire, précise la Sécurité routière. "Si le médecin traitant ou le spécialiste juge que son patient est apte à gérer son diabète, il n'aura même pas besoin de le déclarer à l'auto-école". Le diabétique met alors sa vie en danger ainsi que celle des autres.

Parmi les 15 propositions de ces Etats Généraux lancés en 2017, auxquels ont participé près de 60.000 personnes (ateliers, enquêtes, plate-forme sur internet), la demande d'une révision des textes qui interdisent l'accès à certains métiers (marins, personnel navigant commercial, police, gendarmerie, douanes.).

"Le statut de travailleur handicapé peut être un frein ", estime aussi Gérard Raymond. La Fédération défend l'élaboration d'un statut "intermédiaire ", qui permettrait par exemple au salarié diabétique d'aller à ses rendez-vous médicaux avec une compensation pour l'employeur.

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