Gaza: plusieurs morts après des échanges de tirs avec l'armée israélienne

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Six morts dans une opération de Tsahal dans la bande de Gaza

Il aurait dû s'entretenir lundi matin avec le président Emmanuel Macron.

Initialement, l'armée israélienne avait fait d'un état d'un échange de tirs, dans un communiqué succinct.

Des sources de sécurité palestiniennes ont affirmé que les heurts s'étaient produits à l'est de Khan Younès, dans le sud de l'enclave, sans donner plus de détails. Les forces israéliennes ont mené "une opération à Gaza, où s'est ensuit un échange de tirs", a écrit sur Twitter Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée israélienne.

Le Qatar et Israël ont convenu d'entamer les préparatifs pour la construction d'une route maritime entre la bande de Gaza et la République de Chypre sous supervision internationale et sous la surveillance sécuritaire israélienne, a rapporté samedi le journal libanais Al-Akhbar.

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou, en visite officielle en France, a annoncé son retour précipité pour faire face à cette nouvelle escalade de la violence.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, est en réunion au quartier général de l'armée, a indiqué le ministère.

Un responsable local des brigades Ezzedine al-Qassam, identifié comme Nour Baraka, fait partie des victimes, a précisé le groupe.

Outre une subvention de 90 millions de dollars destinée à payer six mois de salaire aux responsables du Hamas à Gaza, le Qatar a également annoncé qu'il distribuerait 100 dollars en espèces à chacune des 50 000 familles démunies de l'enclave.

"Je ne reculerai pas devant une guerre nécessaire mais je veux l'éviter si elle n'est pas indispensable", a déclaré M. Netanyahu à Paris, lors d'une conférence de presse pour des journalistes israéliens l'accompagnant lors de son déplacement. L'Autorité palestinienne dirigée par Fatah ayant refusé de verser les salaires des fonctionnaires nommés par le mouvement Hamas à Gaza.

Au moins 227 Palestiniens, en incluant les six décès de dimanche, ont été tués depuis le 30 mars par des tirs israéliens, principalement lors de manifestations contre le blocus, mais aussi dans des frappes israéliennes en réponse à des tirs de roquettes. Israël voit dans ce projet une manière de mettre fin au blocus maritime et donc d'améliorer les conditions de vie à Gaza, enclave de deux millions d'habitants éprouvée par la pauvreté, le chômage, la réclusion et les pénuries d'eau et d'électricité.

Près de 12.000 Palestiniens se sont néanmoins rassemblés en différents points, certains ont lancé des pneus enflammés, des pierres ainsi que des engins explosifs en direction des soldats israéliens, qui ont riposté par des moyens anti-émeutes et des tirs "conformément aux instructions".

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