Haftar à Palerme — Crise libyenne

Le maréchal Haftar à Rome avant une conférence sur la Libye

Monde Le maréchal Haftar à Rome avant une conférence sur la Libye

Cette Conférence de Palerme, doit au minimum réunir les représentants de toutes les parties libyennes au conflit, comme ce fut le cas lords de la Conférence de Paris de mai dernier.

Ce dernier a maintenu jusqu'à la dernière minute le suspense sur sa participation à cette conférence, qu'il a finalement boycottée, jugeant, selon son entourage, certains participants trop proches de la mouvance islamiste.

Accueilli par le président du Conseil italien Giuseppe Conte avec lequel il aura un entretien dans la soirée, il se dérobera toutefois au dîner officiel offert par celui-ci. Sa rencontre avec Serraj était la première depuis le mois de mai.

"Malheureusement, la communauté internationale n'est pas parvenu à un consensus ce [lundi] matin".

S'en est suivi un débat au cours duquel M. Ahmed Ouyahia a indiqué, dans un premier temps, que l'Algérie nourrit une grande préoccupation pour la situation en Libye et de l'intérêt qu'elle porte au règlement de la crise, en raison non seulement de l'histoire et du destin communs qui lient l'Algérie et la Libye, mais également en raison des répercussions de cette crise sur les pays voisins, parmi lesquels l'Algérie, et sur l'ensemble de la sous-région.

Des doutes partagés par M. Salamé qui a indiqué jeudi devant le Conseil de sécurité de l'Onu qu'une conférence nationale devrait se tenir début 2019, enterrant de facto la perspective d'élections avant la fin de l'année.

Pour les observateurs de la scène en Libye, la rencontre de Palerme aidera à pousser l'Accord politique libyen vers trois domaines: la mise en place des arrangements sécuritaires dans toute la Libye, notamment l'unification de l'armée libyenne, la mise en œuvre du plan de réformes économiques et un mécanisme de transparence des dépenses publiques, ainsi que l'organisation d'un référendum sur le projet de la future Constitution.

"Les Nations unies doivent rester l'étoile polaire du processus de stabilisation de la Libye", a quant à lui rappelé M. Conte.

Le départ fracassant de la Turquie a en tout permis d'éclipser les frictions passées entre la France et l'Italie sur le dossier libyen, aujourd'hui "dépassées", selon des déclarations de M. Salamé lundi au quotidien arabe Al Ahram, reproduites par les médias italiens.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, présent à Palerme, est resté très discret et a quitté la Sicile mardi sans faire de déclarations. Le quai d'Orsay avait toutefois dit lundi "souhaiter le succès de cette conférence".

Dernières nouvelles