À peine sorti de France, Donald Trump se moque d'Emmanuel Macron — Twitter

Cimetière américain du Bois Belleau #244

CC BY-SA 2.0 Henry_Marion Cimetière américain du Bois Belleau #244Il n'a même pas pu défier la météo un petit-fils de Churchill critique Trump

À peine arrivé sur le tarmac de l'aéroport d'Orly près de Paris vendredi, le locataire de la Maison Blanche avait dénoncé, dans un tweet extrêmement virulent, la proposition d'Emmanuel Macron. Il essayait juste de changer de sujet [en évoquant la création d'une armée européenne].

"Les tweets de Donald Trump sont faits pour les Américains, nous n'avons pas à commenter des propos destinés à ses concitoyens". "Ces signaux ont une valeur bien plus grande que des tweets dont on sait comment et pourquoi ils sont faits", a-t-il ajouté au cours d'un déjeuner organisé par l'Association de la Presse présidentielle.

"Pour Marie-Cécile Naves, spécialiste des États-Unis à l'Institut de relations internationales et stratégiques, Donald Trump " instrumentalise sa relation avec le président Macron pour faire passer des messages de politique intérieure " et donner " une image des États-Unis combatifs, seuls contre tous qui ne se laissent pas dicter d'agenda par des pays étrangers ". "Soit dit en passant, il n'y a pas pays plus nationaliste que la France, des gens très fiers et à juste titre!" La remémoration des guerres franco-allemandes l'ayant manifestement inspiré, Donald Trump lance: "Emmanuel Macron suggère de créer sa propre armée pour protéger l'Europe contre les États-Unis, la Chine et la Russie".

Ces déclarations avaient suscité l'ire du président des États-Unis qui s'apprêtait à atterrir en France à l'occasion de la célébration du centenaire de l'Armistice marquant la fin de la Première Guerre mondiale, qualifiant les propos de Macron de "très insultants ". "Le nationalisme en est sa trahison", avait affirmé dimanche Emmanuel Macron dans un discours solennel qui a résonné comme une critique de son homologue américain, principal pourfendeur du multilatéralisme. "Ils commençaient à apprendre l'allemand à Paris avant que les Etats-Unis n'arrivent", a-t-il ironisé, faisant référence, sur un ton moqueur, à l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'idée d'une "armée européenne" évoquée par Emmanuel Macron crispe Washington. "Paie pour l'Otan ou non", a-t-il poursuivi, reprenant sa supplique aux pays européens membres de l'Alliance atlantique pour qu'ils augmentent leurs dépenses militaires et dépendent moins des efforts américains pour leur défense. "Payez pour l'OTAN ou rien!" "Très insultant mais peut-être que l'Europe devrait d'abord payer sa part à l'Otan que les Etats-Unis subventionnent largement!" Il a notamment parlé du vin français, très bon "comme celui des Etats-Unis", mais critiqué les barrière tarifaires. "Sur le commerce, la France fait un excellent vin, mais les États-Unis aussi". Le problème c'est que la France rend très difficile pour les Etats-Unis de vendre ses vins en France, avec des fortes charges et tarifs, alors que les Etats-Unis permettent à la France de vendre facilement ses vin, avec de faibles charges et tarifs.

"Le problème est qu'Emmanuel souffre d'une très faible cote de popularité en France, 26%, et un taux de chômage à près de 10%", a-t-il écrit en enchaînant sur un "MAKE FRANCE GREAT AGAIN".

A l'Elysée, on tente de minimiser.

Les deux derniers tweets de cette salve sont particulièrement piquants et étonnants, même sous les pouces de Trump.

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