Pétrole : Riyad réclame une baisse de la production

Les cours du pétrole ont diminué ces dernières semaines après plusieurs mois de hausse

Les cours du pétrole ont diminué ces dernières semaines après plusieurs mois de hausse

En outre, les sanctions américaines contre l'Iran, qui menaçaient de faire baisser l'offre mondiale et de faire grimper les prix, se sont avérées moins sévères que prévu. "Beaucoup d'entre nous partagent ce point de vue", a déclaré Mohammed ben Hamad al Roumhi, qui a toutefois refusé d'avancer des chiffres: "nous avons besoin d'un consensus". Une telle diminution équivaut à 0,5 % de l'offre mondiale.

Mais de combien? C'est là toute la question qui importe en réalité.

Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh a annoncé que son pays, le premier exportateur mondial de pétrole (en passe d'être détrôné par les Etats-Unis cette année), allait réduire ses exportations de 500.000 barils par jour (bpj) en décembre.

"Bien que le marché soit parvenu maintenant à une situation d'équilibre, les prévisions pour la croissance de l'offre non-Opep en 2019 pointent vers des volumes supérieurs à la hausse de la demande, entraînant un excès d'offre croissant sur le marché", écrit l'Opep.

Après plusieurs jours de baisse, le cours de l'or noir se reprend en ce début de semaine, bien aidé par des déclarations saoudiennes.

" Si tous les facteurs restent inchangés, et il est pratiquement certain que ce ne sera pas le cas, car les choses changeront, c'est un marché dynamique, l'analyse technique que nous avons étudiée hier [.] nous dit qu'il faudra réduire l'offre de l'ordre d'un million de barils par rapport au niveau d'octobre", a dit le ministre saoudien. "Les exportations de brut du royaume (saoudien) pour décembre seront de 500 000 barils par jour moins élevées qu'en novembre", a indiqué à la presse M. Al-Faleh, s'exprimant lors d'une réunion à Abou Dhabi de pays membres de l'OPEP et non membres de l'Organisation. L'Arabie saoudite, qui a récemment lancé une série de projets pour sortir de son hyperdépendance au pétrole, a grandement souffert financièrement ces dernières années à la suite de l'effondrement des cours en 2014.

Face au brutal repli des cours depuis un mois, les pays producteurs de pétrole ont dit envisager une inflexion de leur stratégie pour réduire les excédents de production. Quid des Russes? Moscou s'attache à s'aligner sur la position de l'Opep.

Les marchés ont immédiatement réagi à cette annonce: lundi, le baril new-yorkais et le baril de Brent, la référence européenne, ont augmenté de plus d'un dollar. Riyad craint un effondrement des cours du pétrole avec la production actuelle.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont l'Arabie saoudite est le pays membre le plus influent, et ses alliés, dont la Russie, ont décidé en juin d'assouplir les mesures d'encadrement de la production appliquées depuis 2017, entre autres pour anticiper la baisse de l'offre iranienne.

Les 11 novembre et 10 décembre 2016, les pays membres de l'Opep puis les autres grands pays producteurs de pétrole s'étaient engagés à réduire leur production respective de 1,2 million et 562.000 bpj.

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