Attentats de novembre 2015 en France : hommage national aux victimes

13 novembre 2015: la nuit où tout a bascul

13 novembre 2015: la nuit où tout a bascul

Dans une série d'études rendues publiques ce mardi, trois ans après les attaques les plus meurtrières ayant frappé le pays depuis plusieurs décennies, Santé publique France lève une partie du voile sur l'impact psychologique de ces attentats.

Les deux diagnostics principaux étaient un état de stress post-traumatique et une réaction aigüe au stress. Cette symptomatologie peut avoir de lourdes répercussions sur les relations familiales et sociales, les capacités de travail ainsi que sur la survenue de comorbidités, troubles addictifs, dépression, idées suicidaires et troubles somatiques.

Lancée après les attentats qui ont frappé le Bataclan et les terrasses parisiennes en 2015, l'étude 13-novembre livre peu à peu ses résultats. Mais c'est aussi le cas de 27 % des témoins sur place et 21 % des témoins à proximité.

Parmi les personnes qui occupaient un emploi, 56% ont bénéficié d'un arrêt de travail dans les suites des attentats et 5% ne pouvaient pas retourner travailler au moment où elles ont rempli le questionnaire.

Les intervenants sont loin d'être "blindés" D'autres travaux, présentés dans ce numéro du BEH, s'étaient fixés pour objectif d'étudier l'incidence du TSPT chez les responsables des secours.

Les membres des secours et des forces de l'ordre ne sont bien entendu pas épargnés. L'étude montre donc clairement les "défauts" de cette prise en charge et préconise, "dans la mesure où les troubles de santé mentale touchaient 40% des personnes impactées", d'étendre à tous l'aide psychologique. L'occasion de s'attarder sur le retentissement du 13 novembre.

Un cortège reliant les six lieux des attaques terroristes aura lieu. Afin d'évaluer l'impact des images des attentats dans les médias, Santé publique France a étudié le lien entre l'intensité du visionnage et le risque de syndrome de stress post-traumatique.

Tout comme le 11-Septembre a à l'époque marqué les plus jeunes, il est probable que le 13-Novembre devienne un marqueur générationnel pour les jeunes d'aujourd'hui.

Du vendredi 13 au dimanche 15 novembre, la majorité des répondants (51%) ont déclaré avoir regardé des images à la télévision ou sur Internet "moins de deux heures par jour " (exposition modérée aux images). Le cortège s'est ensuite rendu sur plusieurs lieux des attaques perpétrées sur des terrasses de cafés et restaurants de la capitale française qui ont fait 39 morts.

Horrifiées, inquiètes, de nombreuses personnes ont consulté SOS médecins ou les services d'urgence pour des symptômes de stress.

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