Emmanuel Macron invite à réguler davantage Internet pour garantir sa survie - Numerique

Pour éviter une cyberguerre mondiale un

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Parmi ces soutiens (PDF), on trouve 51 Etats - manquent notamment les Etats-Unis, la Russie et la Chine - et de nombreux acteurs du secteur privé, dont beaucoup de géants tech (comme Google, Facebook, Microsoft, Cisco, mais pas Apple, Amazon ou Twitter).

L'appel a déjà été signé par 370 États, organisations de la société civile et entreprises. Les discussions sont au point mort depuis 2017, lorsqu'un groupe d'experts mis en place à l'ONU s'est séparé sur un constat d'échec, du fait des divergences entre les grandes puissances de la planète.

Les signataires de cet "Appel de Paris" s'engagent à travailler ensemble pour "accroître la prévention et la résilience face aux activités malicieuses en ligne; protéger l'accessibilité et l'intégrité d'Internet; coopérer afin de prévenir les interférences aux processus électoraux; travailler ensemble contre les violations de la propriété intellectuelle; prévenir la prolifération des programmes et techniques cyber malicieux; accroître la sécurité des produits et services numériques ainsi que la "cyber-hygiène" de tous; prendre des mesures contre le cyber-mercenariat et les actions offensives des acteurs non-étatiques; travailler ensemble pour renforcer les normes internationales pertinentes".

"Il faut des accords pour éviter la guerre numérique qui serait catastrophique", a souligné lundi le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian, en faisant le parallèle avec les armes nucléaires.

" Internet est aujourd'hui une évidence menacée, dans sa structure, ses contenus et ses idéaux ", a expliqué le chef de l'Etat, dans un discours sombre d'une cinquantaine de minutes, devant un parterre d'invités comprenant le président de la République du Liberia, la commissaire européenne Mariya Gabriel, le président de Reporters sans frontières et plusieurs ambassadeurs ainsi que les acteurs du Web, comme le moteur de recherche Qwant.

Le texte promet aussi d'empêcher des acteurs privés de répliquer aux attaques informatiques par d'autres attaques informatiques également destructrices.

Au total, 359 entités ont signé l'appel.

Des opérateurs télécoms sont également signataires, dont BT, Deutsche Telekom, Telefonica ou la division Orange Cyberdefense d'Orange.

Facebook "accueillera prochainement une délégation de régulateurs français", qui "auront pour mission, avec les experts" de Facebook de "faire des recommandations conjointes précises, concrètes, sur la lutte contre les contenus haineux et offensifs", a indiqué le président français à l'Unesco, en lançant les travaux du Forum international sur la gouvernance de l'internet, qui se tient chaque année.

"Nous sommes fermement convaincus qu'un tel niveau de coopération devrait s'appuyer sur les institutions, processus et arrangements existants", a-t-elle dit. Les autres seront des ingénieurs, des juristes et d'autres spécialistes du numérique.

En vue d'assurer le suivi des progrès accomplis sur ces sujets dans le cadre des instances et mécanismes appropriés, nous convenons de nous réunir de nouveau en 2019 lors du Forum de Paris sur la paix et du Forum sur la gouvernance de l'Internet à Berlin. La Suisse avait annoncé le lancement d'une initiative mondiale pour clarifier le rôle des gouvernements, du secteur privé et des individus pour un Internet "pacifique" et "sûr".

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