Theresa May écarte l'idée d'un nouveau referendum — Brexit

Accord sur le Brexit : quatre ministres démissionnent, Theresa May sur la touche

Frustration chez les «hard brexiters» : début de crise politique au Royaume-Uni

Penrose s'était prononcé en faveur du "Remain", donc favorable au maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

La Première ministre a déjà surmonté avec une remarquable ténacité plusieurs crises politiques depuis son arrivée au pouvoir après le référendum de juin 2016 ayant décidé le Brexit.

Elle contrastait avec la satisfaction du Parlement européen, selon lequel l'accord est " le meilleur " possible pour l'UE.

Un coup de pouce pour Theresa May qui avait été durement ébranlée par les défections de la veille, des départs motivés notamment par le sort particulier réservé à la province britannique d'Irlande du Nord après la sortie de l'UE dans le compromis de divorce conclu par Londres avec l'Union européenne. "Ce que nous avons appris au cours des deux dernières années, c'est que nous n'aurons jamais un Brexit qui corresponde de quelque manière que ce soit aux promesses incroyables" qui ont été faites, a déclaré l'ancien secrétaire d'Etat britannique aux Transports, Jo Johnson, qui participait aussi à ce rassemblement, après avoir claqué la porte du gouvernement la semaine dernière. Certains d'entre eux n'ont pas tardé, jeudi, à rendre public leur désaccord.

Après les démissions surprises de cinq ministres du gouvernement britannique, est-ce que Theresa May est en sursis?

Il s'agirait des deuxièmes en deux ans puisque Theresa May avait cru judicieux d'en organiser en juin 2017 pour renforcer sa main, perdant ainsi sa majorité absolue.

Depuis la présentation de son projet d'accord sur le Brexit mercredi 14 novembre, Theresa May est plongée dans une violente tourmente politique. Le choix est clair: "nous pouvons choisir de partir sans accord, risquer qu'il n'y ait pas de Brexit du tout, ou choisir de nous unir et soutenir le meilleur accord que nous pouvions négocier, cet accord ", a mis en garde Theresa May. Problème: aucune de ces options ne satisfait aujourd'hui la majorité des membres du Parlement. Une telle consultation verrait les Britanniques se prononcer sur le contenu de l'accord obtenu par Theresa May, voire poserait la question d'une annulation du Brexit.

Des députés de tous bords lui ont déclaré qu'il n'y avait aucune chance que le plan obtienne leur aval en décembre, mais Mme May a rejeté les appels à la démission.

Les Européens sont restés inflexibles: Londres ne pourra pas quitter ce "territoire douanier" sans leur accord si la solution britannique alternative pour l'Irlande ne leur convient pas.

La Première ministre est de toute façon condamnée à rester en première ligne: elle est sous la menace d'une motion de censure de son propre Parti conservateur depuis que ce projet d'accord a été dévoilé. Quant au Parti travailliste, il a laissé entendre qu'il ne voterait pas le texte.

Plusieurs médias britanniques ont révélé jeudi midi que Michael Gove pourrait devenir le nouveau ministre du Brexit.

La secrétaire d'Etat au Travail et aux retraites, Esther McVey, lui a emboîté le pas. Sauf qu'en milieu d'après-midi, The Evening Standard avançait que le responsable avait refusé la proposition. "Nous avons besoin d'un gouvernement d'unité nationale, et nous en avons besoin maintenant", a soutenu pour sa part la députée europhile conservatrice Anna Soubry, réclamant elle aussi un changement de Premier ministre.

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