France : Hausse des frais d'inscription universitaire

Les étudiants extra-européens vont payer plus cher Mathilde Francou 20 novembre 2018 À la une Actualité Economie France Sociét

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, a par ailleurs précisé ce lundi que cela servirait à financer des bourses et améliorer les conditions d'accueil.

Premier pays d'accueil non anglophone, la France reste la quatrième destination mondiale pour les étudiants internationaux, mais a perdu sa troisième place ces dernières années au profit de l'Australie.

La politique des visas va être "améliorée", avec des formalités simplifiées et accessibles en ligne.

Baptisé "Stratégie d'attractivité pour les étudiants internationaux", ce plan vise également à augmenter le nombre d'étudiants étrangers en France, renforcer les bourses et doter les écoles et les universités de moyens financiers supplémentaires pour mieux attirer les étudiants internationaux, rapporte l'AFP. Ils seront désormais fixés à 2.770 euros en licence (contre 170 euros actuellement) et 3.770 euros en master et doctorat (contre 243 euros en master et 380 euros en doctorat jusqu'à présent).

Edouard Philippe a défendu un "choix fort", "qui nous permettra de mieux accueillir les étudiants qui choisissent la France", mais "un choix mesuré". Chaque étudiant étranger se verra désigner un référent pour l'accompagner.

Un fonds d'amorçage doté de 5 millions d'euros sera mis en place en 2019 pour permettre aux universités de mener les premiers projets.

Paradoxalement, le faible coût des frais de scolarité en France décourageait aussi certains candidats, qui s'inquiétaient de la qualité des enseignements, a souligné à Matignon. D'après les estimations du gouvernment, ils seront de l'ordre d'un tiers du coût réel de la formation, soit environ 2 000 à 3 000 euros.

Seuls les étudiants résidant hors de l'Espace économique européen, tels que les étudiants algériens, sont concernés par cette mesure. Au final, avec d'autres accords d'exemptions, "un étudiant international sur quatre pourra bénéficier d'une exonération ou d'une bourse", selon le gouvernement.

Il s'agit d'un "choix mesuré", a plaidé le Premier ministre.

Ces annonces ont été vivement critiquées par les deux principaux syndicats étudiants français. Alors en plus de la ministre de l'enseignement supérieur Frédérique Vidal, il était ce lundi matin accompagné du secrétaire d'état auprès du ministre des Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne pour ce lancement du label "Bienvenue en France" à Paris.

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