SANTÉ/Paludisme en Afrique : Les chiffres clés du rapport de l'OMS

Santé La lutte contre le paludisme au point mort selon l'OMS

Paludisme dans le monde : les 5 chiffres à retenir

L'Organisation mondiale de la Santé a recensé 219 millions de cas de paludisme en 2017 contre 217 millions en 2016 dans le monde, d'après son dernier rapport rendu public lundi 19 novembre.

"Premièrement, certains des pays les plus durement touchés par la paludisme ont rapporté une hausse des cas (.) et deuxièmement le niveau d'investissement dans la lutte contre la paludisme reste inadéquat", poursuit-il. Ces pays ont notifié 3,5 millions de cas de paludisme de plus en 2017 par rapport à l'année précédente, tandis qu'on a observé en Inde une baisse de la charge de morbidité. Parmi ces pays, dix sont africains dont la République démocratique du Congo.

Afin de renouer avec la baisse du nombre des décès et des cas de paludisme, l'OMS et ses partenaires se joignent à une nouvelle action, dirigée par les pays, pour intensifier la prévention, le traitement et accroître les investissements pour protéger les personnes vulnérables à cette maladie mortelle. " Nous devons changer de cap, a martelé son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Nous ne sommes pas sur la bonne voie pour atteindre deux objectifs: réduire de 40 % l'incidence du paludisme et la mortalité associée par rapport aux niveaux de 2015".

Par rapport à 2010, le nombre de cas est en recul, mais globalement la tendance est à la stagnation. À l'inverse, l'Inde a déclaré trois millions de cas en moins.

Parallèlement au ralentissement de la baisse du nombre des cas de paludisme et des décès, le financement de la riposte mondiale a également marqué le pas, avec US $3,1 milliards mis à la disposition des programmes de lutte et d'élimination en 2017, dont US $900 millions (28%) provenant des pays d'endémie.

De ce budget, 2,2 milliards de dollars des investissements réalisés sur l'année ont été fait en direction de l'Afrique, contre 300 millions pour l'Asie du Sud-Est. Les États-Unis restent les principaux bailleurs de fonds internationaux (1,2 milliards de dollars). "Même si le financement de la lutte contre la paludisme est relativement stable depuis 2010, les investissements consentis en 2017 sont loin d'atteindre le niveau requis", estime l'agence de l'ONU.

"Dans 24 des 41 pays où le paludisme sévit le plus, lesquels dépendent en grande partie des financements externes pour lutter contre le paludisme, le niveau moyen de financement disponible par personne à risque a diminué sur la période 2015-2017 par rapport à 2012-2014", regrette l'OMS. Ainsi, en 2017 toujours, " environ la moitié des personnes à risque en Afrique ne dormait pas sous une moustiquaire imprégnée ".

L'OMS met en cause "l'accès et l'utilisation des interventions et outils antipaludiques essentiels " qui sont "insuffisants ".

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