"Gilets jaunes" à Bruxelles: Première manifestation émaillée d'incidents dans la capitale

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Deux véhicules de police ont été incendiés lors d'incidents vendredi à la fin d'une manifestation d'environ 300 "gilets jaunes" à Bruxelles, le premier rassemblement organisé dans la capitale belge par le mouvement de protestation.

Les forces de l'ordre ont demandé au journaliste de fournir une pièce d'identité. Reuters/Yves Herman Le média en ligne Brut a diffusé des images de personnes retournant et mettant le feu à au moins deux véhicules de police. La troisième personne a été aperçue en possession de produits stupéfiants et a reçu une convocation pour une audition ultérieure par les services de police. Un mineur arrêté fait aussi l'objet d'une procédure judiciaire.

A Bruxelles, la manifestation des "gilets jaunes" qui avait débuté dans le calme ce matin a dégénéré dans l'après-midi, le gouvernement allant jusqu'à parler de "scènes de guerre". Les perturbations sur la Petite Ceinture et dans le Quartier Européen sont terminées, selon Bruxelles Mobilité. La situation est toutefois revenue à la normale vers 16h30.

Il s'agit d'informations "parcellaires" mais "vu l'actualité en cours, nous ne pouvons communiquer qu'un bilan provisoire à ce stade", précise pour sa part le parquet de Bruxelles.

Après que la police a lancé des jets d'eau sur les gilets jaunes à hauteur de la rue Belliard sur la petite ceinture à Bruxelles, elle a chargé les manifestants dans le haut de la rue de la Loi, a indiqué vers 14h30 Ilse Van de keere, la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles.Les manifestants ont lancé divers projectiles, entre autres des pierres, à l'encontre des policiers, ce qui a motivé la décision de charger les participants pour les disperser. Des gaz lacrymogènes ont été employés par les forces de l'ordre.

"Il filmait des policiers qui avaient encerclé les manifestants (.)". "C'est un carnage. Je suis d'accord avec les casseurs, car c'est la police qui a commencé".

Plus tard, ce sont des fourgons de police qui ont été pris incendiés. "(.) Ils se permettent de gazer des femmes et des enfants, alors que ce sont les citoyens qui les paient".

"Pas d'impunité pour les violences inadmissibles à #Bruxelles. Les casseurs et les pilleurs devront être sanctionnés".

Le Premier ministre, le libéral francophone Charles Michel, et le ministre de l'Intérieur, le nationaliste flamand Jan Jambon, ont dénoncé sur Twitter les violences à l'égard de la police, imputées à des "casseurs".

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