Emmanuel Macron et Shinzo Abe évoquent le dossier Renault-Nissan

Carlos Ghosn lors de la présentation du concept-car Renault K-ZE le premier octobre 2018 à Paris

Carlos Ghosn lors de la présentation du concept-car Renault K-ZE le premier octobre 2018 à Paris

A lire:L'affaire Ghosn, vrai délit ou coup monté? Une rencontre qui interviendrait quelques jours seulement après les déclarations de Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie, et de son homologue japonais, Hiroshige Seko, qui ont assuré leur soutien à cette alliance.

La source à l'Elysée a précisé que le président Macron verrait Shinzo Abe à la mi-journée à Buenos Aires mais n'a pas donné de détails sur l'entretien. Toutefois, la partie japonaise a nié en bloc cette déclaration, assurant que rien n'avait été décidé pour le moment, au point même qu'Hiroshige Seo aurait envoyé une lettre de protestation à Bruno Le Maire.

Le ministère japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie a déclaré qu'il n'était pas en mesure de faire un commentaire dans l'immédiat sur cette information.

Les services de Bruno Le Maire n'ont pas souhaité faire de commentaire. "Ça peut être contre-productif".

Les dirigeants de Renault, Nissan et Mitsubishi ont réaffirmé jeudi leur "profond attachement" à l'alliance automobile formée par leur trois groupes, à l'occasion de leur première réunion, à Amsterdam, depuis l'arrestation de Carlos Ghosn. À ce stade, celui qui est toujours patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors est soupçonné d'avoir minimisé ses revenus chez Nissan d'un milliard de yens par an (7,70 M€) sur la période allant d'avril 2010 à mars 2015.

Si, comme le dit la presse japonaise, il reste en prison, le parquet de Tokyo devra décider d'ici au 10 décembre de l'inculper ou de le faire libérer, à moins que de nouvelles charges soient portées contre lui et n'entraînent son maintien en détention. Le patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, avait en effet déploré des " inégalités " au sein de l'Alliance, soulignant que le groupe français détient actuellement 43,4% du capital de Nissan, tandis que ce dernier ne possède en retour que 15% de Renault.

Pour convaincre Emmanuel Macron du bien-fondé de sa décision d'arraisonner trois navires ukrainiens dimanche, Vladimir Poutine a pris une feuille et lui a dessiné la position des bateaux, ont raconté vendredi les conseillers du président français.

Ces décisions, jugées pourtant emblématiques des synergies potentielles entre les deux partenaires, sont décrites par le quotidien japonais comme des preuves que "c'est le groupe français qui a souvent été favorisé".

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