"Gilets jaunes" : le dispositif de sécurité remis en question

Bien décidés à maintenir la pression sur le gouvernement les

"Gilets jaunes" : cinq questions sur les violences qui ont embrasé Paris lors de la troisième journée de mobilisation nationale

Pour accéder à l'avenue des Champs-Elysées, les manifestants doivent passer par des points de contrôle.

Vers 11h15: Quarante-quatre personnes ont été interpellées à Paris.

La journée du samedi 1er décembre a été des plus chaotiques aux alentours de l'Arc de Triomphe à Paris lors de la manifestation des Gilets jaunes. Place de l'Étoile noyée sous les gaz lacrymogènes, tags anti-Macron sur l'arc de Triomphe, voitures en feu, plus d'une centaine d'interpellations: le Premier ministre Édouard Philippe a fait état à la mi-journée d'une "violence rarement atteinte" en haut de la "plus belle avenue du monde", transformée pour le deuxième samedi de suite en champ de bataille. A la mi-journée, près de 40 000 personnes étaient mobilisés sur l'ensemble de la France.

Bien décidés à maintenir la pression sur le gouvernement, les gilets jaunes ont entamé leur troisième samedi de mobilisation tôt dans la matinée, notamment sur les Champs-Élysées où des incidents avaient éclaté il y a une semaine.

Vers 17h00 : La maire de Paris Anne Hidalgo a fait part de sa "profonde indignation" et de sa "grande tristesse" face aux violences dans la capitale en marge de la mobilisation des "Gilets jaunes". La préfecture de police fait état de 65 blessés dont 11 parmi les forces de l'ordre.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a invité, la veille, "les huit représentants désignés par les 'gilets jaunes'" (mais contestés) à Matignon. Quant à l' "acte 1" le 17 novembre, il avait rassemblé 113 000 personnes selon l'Intérieur.

La plupart des mobilisations se déroulaient dans le calme mais des échauffourées ou face-à-face tendus entre manifestants et forces de l'ordre ont eu lieu à Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Tours.

Du côté de l'ultradroite, l'Action française a indiqué à l'AFP attendre au moins 300 sympathisants sur les Champs-Élysées tandis que le groupuscule identitaire "Le Bastion Social" invite ses "adhérents" à se rendre dans la capitale.

Plus d'un millier de personnes défilaient également depuis la gare Saint-Lazare à l'appel du comité Adama, créé contre les violences policières dans les quartiers populaires.

Vers 11h00: Les interpellations se montent à 39. Des manifestants avaient tenté de forcer un point de contrôle sur le haut de l'avenue, a-t-on expliqué de source policière. Plus de 200 personnes ont en outre été interpellées. Sous le monument, des manifestants encagoulés et masqués ont entonné une Marseillaise près de la flamme du soldat inconnu.

Après ces premiers heurts, les manifestants ont reflué vers d'autres quartiers et dans des avenues adjacentes, notamment la prestigieuse avenue Foch où un tractopelle a été incendié et une remorque de chantier renversée.

Vers 10 heures, les échauffourées ont repris au pied de l'Arc de triomphe, plongé dans un nuage de gaz lacrymogène, où les forces de l'ordre faisaient usage de canons à eau. "La volonté affichée et assumée de s'attaquer à nos forces de l'ordre, aux symboles de notre pays, sont une insulte à la République", a estimé Christophe Castaner.

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