Israël: la police recommande l'inculpation du premier ministre | JONAH MANDEL | Moyen-Orient

Israël: Nétanyahou l'affaire de trop

Benyamin Nétanyahou à Ramat Gan dans la banlieue de Tel-Aviv le 2 décembre

Benyamin Nétanyahou est soupçonné d'avoir accordé des faveurs gouvernementales à la société de télécommunications Bezeq en échange d'une couverture favorable à son égard de la part du site d'informations Walla, propriété du groupe.

La police israélienne a annoncé dimanche avoir recommandé l'inculpation du Premier ministre Benyamin Netanyahou et de sa femme Sara pour fraude et corruption, la troisième recommandation de ce genre contre le chef de gouvernement cette année.

La recommandation de la police pourrait inciter Benyamin Nétanyahou à accélérer le calendrier électoral et à jouer son va-tout lors de législatives anticipées, en espérant qu'une issue positive dissuade le parquet d'engager des poursuites.

Le chef du gouvernement israélien nie toute malversation.

"Je suis sûr que dans ce cas les autorités compétentes, après avoir examiné la question, parviendront à la même conclusion: qu'il n'y avait rien parce qu'il n'y a rien", avait-il affirmé auparavant dans un communiqué.

Légalement, rien n'oblige Benyamin Nétanyahou à démissionner s'il est inculpé, tant qu'il n'a pas été condamné et que tous les recours ont été épuisés.

Fragilisé par la démission du ministre de la Défense, le nationaliste Avigdor Lieberman, le 14 novembre et par le retrait de son parti Beiteinou de la coalition, le gouvernement de Benyamin Netanyahou ne dispose plus que d'une majorité d'une voix au Parlement (61 députés sur 120).

Mais M. Netanyahou jouit d'une solide popularité, et surtout, fait face à une opposition qui ne semble pas en mesure de le battre si des élections étaient organisées aujourd'hui. Il reste au procureur général à se prononcer sur cette inculpation, comme pour les deux autres précédentes affaires pour lesquelles aucune décision n'a encore été prise.

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