La police israélienne recommande des poursuites contre Benjamin Netanyahu — Corruption

Israël: La police israélienne recommande l'inculpation de Netanyahu pour corruption

Corruption : la police israélienne recommande des poursuites contre Benjamin Netanyahu

En réaction à cette annonce, Benjamin Netanyahu a de nouveau affirmé son innocence.

La police israélienne a recommandé, dimanche, que le Premier ministre Benyamin Netanyahu soit jugé pour corruption et pour fraude.

Le chef de la police, Roni Alsheich, a formulé les recommandations au tout dernier jour de son mandat, ce qui constitue, selon le Jerusalem Post, un coup de départ dans l'une des relations les plus tendues du Premier ministre avec la police depuis des années.

La décision de mettre Benjamin Netanyahu en examen sera prise par le procureur général qui doit déjà se prononcer sur deux autres affaires de corruption qui visent le Premier ministre. "Je suis sûr que dans ce cas, les autorités compétentes, après avoir examiné la question, parviendront à la même conclusion: qu'il n'y avait rien parce qu'il n'y a rien", a indiqué le Premier ministre dans un communiqué.

" L'intervention du Premier ministre et de ses associés dans les contenus et les nominations des employés du site internet Walla visait à promouvoir ses intérêts personnels en publiant des articles et photos flatteurs, en retirant les contenus critiques sur le Premier ministre et sa famille", a précisé le communiqué.

Dans l'affaire dite du "Dossier 4000", Netanyahu est accusé d'avoir attribué des facilités fiscales à la société de télécommunications israélienne Bezeq d'une valeur de 276 millions de dollars américains, en échange d'une couverture favorable de sa politique sur le site internet Walla appartenant à l'ancien PDG de la société, Shaul Elovitch.

"Il paraît clair pour tout le monde que le moment a été choisi, de manière mesquine, pour publier ces recommandations, ces fuites délibérées, cette enquête souillé, ces fausses allégations sur ma femme et moi".

Après les élections remportées en mars 2015, Benjamin Netanyahu avait promu comme directeur du ministère des communications son directeur de campagne, Shlomo Filber, un avocat de formation et un confident du Premier ministre israélien. Il a été entendu plus d'une dizaine de fois en tant que suspect ou témoin dans différentes investigations. "Merci beaucoup mais vous devez prendre cela bien plus sérieusement que je ne le fais", leur a-t-il répondu lors du Conseil des ministres hebdomadaire. Du côté de l'opposition, le chef des travaillistes Avi Gabbay a appelé Benjamin Netanyahu à démissionner. La police a recommandé l'inculpation du chef du gouvernement dans deux autres affaires de corruption, sa femme Sara étant, elle, en procès pour une affaire de frais de bouche.

L'échéance est normalement fixée à novembre 2019, mais depuis des mois flotte un parfum d'élections anticipées. Les enquêteurs détiendraient suffisamment de preuves pour inculper le chef du gouvernement pour corruption, fraude et abus de pouvoir.

Les policiers soupçonnent Benjamin Netanyahu et des membres de sa famille, d'avoir reçu pour un million de shekels (285.000 dollars) cigares de luxe, bouteilles de champagne et bijoux de la part de richissimes personnalités, en échange de faveurs financières ou personnelles.

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