412 personnes interpellées et 378 en garde à vue — Violences à Paris

Les CRS ont tenté de repousser des manifestants déterminés à occuper la place

Les CRS ont tenté de repousser des manifestants déterminés à occuper la place

Toute la journée de samedi, l'essentiel des violences urbaines s'est concentré dans l'ouest et le centre de la capitale. Selon lui, il s'agissait de "violences d'une gravité sans précédent".

Dans les faits, 412 personnes ont été interpellées, "un niveau jamais atteint dans les dernières décennies", a complété Michel Delpuech.

Dès lundi, des dizaines de suspects seront jugés à Paris lors d'audiences en comparution immédiate, dont le nombre été doublé pour faire face à un "afflux considérable", avait précisé dimanche le procureur de la République Rémy Heitz, assurant que le parquet de Paris n'avait "jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardes à vue".

En particulier, "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", et les forces de l'ordre ont été visées par "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons", a énuméré M. Delpuech.

À l'occasion de cette troisième journée de mobilisation nationale des gilets jaunes, le gouvernement avait décidé de sécuriser les Champs-Élysées par des contrôles d'identité systématiques mais seules 500 personnes ont manifesté le long de la célèbre avenue, selon les autorités. "On ne peut se revendiquer d'un mouvement qui se veut pacifique et venir sur le pavé parisien avec un comportement qui est inacceptable", a-t-il fait valoir. "Ça fait trois ans qu'on n'est pas parti en vacances". Beaucoup d'autres "gilets jaunes" rencontrés par l'Agence France-Presse ont toutefois condamné ces violences, estimant qu'elles desservaient leur cause. Michel Delpuech a précisé que parmi elles se trouvaient des groupes d'extrémistes ultra-gauche et ultra-droite. Quand des grenades de gaz lacrymogène étaient lancées par les policiers, ils donnaient des consignes aux manifestants et leur enjoignaient de ne pas paniquer et de "ne pas courir", ont constaté les journalistes de l'AFP. Du côté de l'ultradroite, les groupuscules Action française et Bastion social avaient eux-mêmes annoncé la présence de leurs troupes parmi les manifestants. Il y avait aussi "des profils plus jeunes, des Franciliens", qui étaient "plus motivés par une délinquance d'appropriation" et sont "venus profiter des pillages", a aussi affirmé Rémy Heitz.

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