Cette petite phrase "culottée" d’un proche du président — Emmanuel Macron

La crise inédite des

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Après l'incendie de la préfecture samedi 1er décembre lors d'un rassemblement des "gilets jaunes", le président souhaitait "témoigner personnellement et directement de son respect et de son soutien aux agents", a fait savoir l'Elysée. "Si nous ne les trouvons pas, nous en tirerons les conséquences", a-t-il précisé, signifiant que le gel pourrait le cas échéant se transformer en abandon pur et simple.

Difficile, à une semaine d'écart, de ne pas lier ces annonces de gel à ces élections européennes.

Le journaliste à Télérama Romain Jeanticou a fait un compte-rendu sur Twitter de cette visite mouvementée. "Comment peut-il encore espérer s'en sortir avec un bon vieux coup de 'dialogue social'?" "Ils font ça pour qu'on lève le camp et qu'on rentre chez nous, mais on ne va pas bouger", a dit Lionel Rambeaux, soudeur, à un barrage à la sortie du Mans.

"Le gouvernement n'a pas pris la mesure du moment", "une révolution citoyenne", a affirmé le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, estimant aussi que politiquement, "ça se terminera" entre le FN et LFI. Selon France Inter, il s'est entretenu avec des gilets jaunes "modérés". Les Républicains demandent le retour de l'état d'urgence, " seule mesure qui permettrait d'ici à samedi de prévenir " de nouvelles violences.

Des dizaines de lycées restent perturbés ou bloqués au troisième jour de la mobilisation contre les réformes du gouvernement dans l'éducation.

Les manifestants composés en général de la population installée dans les régions rurales à cause des loyers élevés dans les centres-villes, appellent Macron à réduire les taxes dans les prix de carburant et une amélioration des conditions économiques.

Son passage n'a pas été apprécié par les personnes mobilisées.

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