France : Plusieurs taxes suspendues…. Macron abdique devant les Gilets Jaunes !

Le Premier ministre annonce un moratoire sur la hausse des taxes des carburants

Taxe sur les carburants, prix de l'électricité et du gaz, débat sur la transition écologique : les annonces d'Edouard Philippe - Economie

Elle sera suivie de 3h30 d'interventions d'orateurs des groupes politiques, la moitié du temps étant dévolu aux oppositions. À Périgueux aussi, les manifestants estiment que l'État se trompe de combat, comme l'explique Morgane Moniaux: "Dans les Gilets jaunes, on se plaint des taxes, c'est sûr, mais il y a aussi pleins de choses qui font qu'aujourd'hui les citoyens deviennent pauvre".

Le gouvernement "suspend pour six mois" la hausse de la fiscalité sur le carburant et les tarifs du gaz et de l'électricité "n'augmenteront pas pendant l'hiver", a annoncé mardi le Premier ministre Édouard Philippe pour tenter de sortir de la crise des "gilets jaunes".

Il a également réaffirmé mercredi que si l'exécutif "ne trouve pas de solution" à l'issue de la concertation menée jusqu'au 1er mars, il "renoncera" à la hausse des taxes fustigées par les "Gilets jaunes". De son côté, toujours dans le " Figaro ", Guillaume Tabard juge que " si gouverner, c'est choisir, selon la formule de Pierre Mendès-France, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne gouvernent plus ". Les " gilets jaunes " l'auront finalement fait plier. Mais les concessions du gouvernement seront-elles suffisantes pour apaiser leur colère aussi profonde que protéiforme?

Le premier ministre propose aux Français et aux gilets jaunes un marché de dupes.

Le Premier ministre annonce un moratoire sur la hausse des taxes des carburants
"Gilets jaunes": le plan de crise à l'épreuve des députés

Partout en France, les appels à se mobiliser un quatrième samedi de suite ont été maintenus. "Aux yeux d'une majorité de Gilets jaunes, c'est trop peu et trop tard", déplore Yves Thréard dans son édito du Figaro. - "Mal de vivre" - Dans l'immédiat, les partis d'opposition continuent de plaider un changement de politique. La présidente du groupe PS à l'Assemblée, Valérie Rabault, a ainsi défendu mardi soir la mise en œuvre d'une "social-écologie" contre les inégalités. En direct de l'hôtel Matignon, Édouard Philippe a tenté d'éteindre l'incendie qui brûle depuis trois semaines. "Mais après trois semaines de tensions et de violences, l'heure n'est plus à la demi-mesure".

Ces mesures devraient entraîner un manque à gagner de près de deux milliards d'euros pour les finances publiques, équivalant à 0,1 point de PIB.

"J'invite les gilets jaunes raisonnables, ceux qui ne soutiennent pas l'action violente, à se désolidariser des extrêmes et à ne pas se rassembler à Paris samedi prochain", a déclaré le ministre de l'Intérieur, auditionné hier par la commission des Lois du Sénat, et qui a souhaité lancer un "appel au calme". Les Républicains demandent le retour de l'état d'urgence, "seule mesure qui permettrait d'ici à samedi de prévenir" de nouvelles violences. Le gouvernement craint aussi une extension de la colère à d'autres secteurs. Mardi, de nouveaux incidents ont éclaté devant des lycées de la région parisienne, et Marseille reste particulièrement touchée: sur 21 établissements perturbés, dix étaient en blocage total. De Washington, le président américain Donald Trump a ironisé mardi sur les concessions faites par son homologue français Emmanuel Macron aux "gilets jaunes" sur les taxes sur les carburants, estimant qu'elles démontraient que l'accord de Paris sur le climat était voué à l'échec.

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