Suppression de l'ISF: cette élue LREM annonce une évaluation de la réforme

Le gouvernement français envisage une

Benjamin Griveaux: l'impôt sur la fortune immobilière pourrait être supprimé

Mais il a ajouté que "si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiot, on va le changer".

L'exécutif se déploie ce mercredi à l'Assemblée et dans les médias pour défendre ses mesures visant à apaiser la crise des "gilets jaunes", alors que se profile le risque d'un nouveau week-end de violences.

L'ISF a été transformé en décembre 2017 en un impôt axé sur les seuls patrimoines immobiliers nets taxables de plus de 1,3 million d'euros. "Je fais pas de la politique pour avoir raison, je fais de la politique pour avoir des résultats", a rappelé le porte-parole du gouvernement. "Une bonne évaluation peut commencer à l'automne 2019", conclut-il.

Interrogé par RTL sur une potentielle suppression de l'IFI, Benjamin Griveaux a répondu: "Ce sujet-là n'est pas sur la table mais en revanche, on l'évalue, on le contrôle, que ça se fasse au Parlement." . L'IFI a pour but premier "que l'argent revienne dans l'économie réelle" pour "permettre à nos entreprises de bénéficier de capitaux français" rappelle le porte-parole du gouvernement.

L'annonce de Benjamin Griveaux a donné lieu à une confusion dans les rangs du gouvernement, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, allant jusqu'à évoquer le rétablissement de l'ISF. " Il y a d'autres mesures fiscales qui peuvent être prises, a-t-elle détaillé".

Le retour de l'ISF est l'une des revendications les plus populaires chez les "gilets jaunes ".

Dans un communiqué reprenant les propos qu'elle a tenus la veille lors d'une émission de France 3 consacrée aux Gilets jaunes, la ministre défend une "position personnelle sur l'ISF" devenue "la position officielle du gouvernement" après les déclarations de Griveaux.

Le député (La République en Marche) de l'Eure Bruno Questel a regretté sur BFM TV "une erreur dans la présentation" de l'IFI.

"Si nous faisons cette phase de débats, c'est pour répondre à des demandes qui vont bien au-delà de la question de la taxe carbone", a abondé sur Europe 1 le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy.

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