Un syndicat de police appelle à la grève — Gilets jaunes

Gilets jaunes: un syndicat de police appelle à la grève illimitée samedi

Gilets jaunes: un syndicat de police appelle à la grève illimitée samedi

"Les revendications portées par le mouvement des 'gilets jaunes' nous concernent tous".

"Il est temps de s'organiser légalement et d'être solidaire avec eux, pour l'avantage de tous", peut-on lire. Un de leurs syndicats, Vigi-Ministère de l'Intérieur, a en effet lancé mercredi un appel à la grève illimité à partir de samedi afin de rejoindre le mouvement contestataire, rapporte jeudi Sud Ouest.

Personnel de soutien technique ou administratif. Or, d'après les représentants du syndicat s'exprimant dans ce communiqué, "le président de la République a pris [les policiers] pour des 'mercenaires' en voulant nous 'acheter' avec une prime d'un montant inférieur du coût des heures sup sur la journée du 1er décembre".

Dans le texte, il est proposé que les adhérents comme les ouvriers cuisiniers, les scientifiques, les techniciens, les adjoints administratifs se mettent en grève, leur absence visant à paralyser le fonctionnement des policiers opérationnels sur le terrain.

Dans son communiqué, VIGI ministère de l'Intérieur poursuit en réclamant de rencontrer Christophe Castaner, le patron de la place Beauvau.

Plus tôt, au micro de RT France, Alexandre Langlois déplorait de ne pas avoir été convié à la rencontre organisée dans la matinée du 4 décembre entre le ministre de l'Intérieur et des syndicats policiers. Un syndicat de police a récemment déposé un préavis de grève qui débutera à compter du 8 décembre, date des prochains rassemblements prévus dans la capitale. "Nous savons que nous aurons des blessés et nous craignons d'avoir des morts parmi nous". Sauf que ce n'est pas un jeu.

Solidarité avec les "gilets jaunes", voilà le mot d'ordre: "Nous sommes concernés car nous faisons partie du peuple". "Les services de la Police Nationale ne fonctionnent que difficilement, voire pas du tout, quand les missions supports ne sont plus assurées", ajoutent les membres des forces de l'ordre. Et d'ajouter: "N'allez pas vous faire blesser, mutiler ou tuer pour des gens qui pensent que vous êtes de la chair à canon".

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