France: nouveau recul de Macron mais des "gilets jaunes" toujours remontés

Emmanuel Macron prenda la parole la semaine prochaine afin de ne
pas mettre d’huile sur le feu avant un samedi de manifestations à hauts risques

Emmanuel Macron prenda la parole la semaine prochaine afin de ne pas mettre d’huile sur le feu avant un samedi de manifestations à hauts risques

En France, après une première manifestation qui s'est déroulée le 17 novembre, des membres du mouvement des Gilets jaunes ont organisé le troisième acte de leur mobilisation le samedi 1er décembre.

La mobilisation des Gilets jaune se poursuit malgré la décision prise mercredi soir par le gouvernement d'abandonner la hausse des taxes sur le carburant pour 2019.

L'ISF, dont le rétablissement est une demande de nombreux "gilets jaunes", a été transformé début 2018 en impôt sur la fortune immobilière (IFI), une promesse de campagne d'Emmanuel Macron qui recentre sur les seuls biens immobiliers l'impôt sur la fortune, appliqué aux foyers dont le patrimoine dépasse 1,3 million d'euros.

Une humiliation pour Edouard Philippe qui est en première ligne. Edouard Philippe est plus que jamais fragilisé.

La grogne ne faiblit pas dans les rangs des Gilets jaunes. Depuis mardi, l'exécutif multiplie les tentatives de réconciliation avec les manifestants. Un dialogue sera engagé dans ce sens ce vendredi entre les organisations syndicales et patronales.

L'exécutif redoute aussi une extension de la colère à d'autres secteurs, notamment les agriculteurs et les transporteurs routiers.

Sur les réseaux sociaux, les mots d'ordre évoquent un renversement des institutions: "dissolution de l'Assemblée nationale", "Manu, on arrive!", "Pot de départ de Macron!", ou encore "Tous à la Bastille". Mais pour près de huit Français sur dix (78%), elles ne répondent pas aux attentes exprimées par le mouvement, selon un sondage Elabe diffusé mercredi, alors qu'il n'était question que d'un moratoire de six mois. Non, on est révoltés à fond! Je trouve que c'est dommage, ils auraient pu mettre un grand coup, les augmentations de salaire et tout ça. "Le débat citoyen et parlementaire des semaines et des mois à venir devra permettre de trouver les solutions et les financements qui répondront aux enjeux de la transition écologique, solutions qui devront préserver le pouvoir d'achat de nos concitoyens", a expliqué ensuite l'Elysée.

"Or il y a les BAC, les compagnies de sécurisation et d'intervention (CSI), les sections 'anti-casseurs' chez les unités mobiles, les compagnies d'intervention (CI) avec leurs équipements plus légers qui peuvent aller au contact des casseurs et les disperser ou les arrêter". L'écologie? Ils parlent d'écologie, ils mettent ça sur l'écologie. Tous, une planète verte! Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Le front de la contestation s'élargit avant un nouveau samedi qui s'annonce chaotique.

Lors d'une conférence de presse, ces cinq avocats parisiens - William Bourdon, Ainoha Pascual, Chloé Chalot, Raphaël Kempf et Arié Alimi - ont annoncé le dépôt de plusieurs plaintes de victimes blessées ou mutilées par des tirs de grenade lors de ces journées. L'opposition dans la rue et devant les tribunaux risque donc de s'intensifier.

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