Gardes à vue après le blocage du lycée Saint-Exupéry — La Rochelle

La Rochelle : gardes à vue après le blocage du lycée Saint-Exupéry

Les lycéens mercredi matin devant Saint-ExupéryXavier Léoty

Plusieurs dizaines de lycées sont toujours perturbés mardi matin en France, dans la poursuite du mouvement débuté lundi et porté par la vague de contestation des "gilets jaunes", selon les données du ministère de l'Éducation nationale. Telle a été la matinée pour les élèves du lycée de Blagnac, près de Toulouse, où le feu a entièrement ravagé le vaste hall d'entrée de cet établissement éducatif sans pourtant faire de blessé.

Les lycéens contestataires et leurs représentants syndicaux appellent à l'abandon des réformes du lycée, du bac, de la voie professionnelle et de la loi ORE, introduite l'an dernier pour l'entrée à l'université et instituant la controversée plateforme Parcoursup. Les syndicats lycéens comme la Fidl ont appelé les lycéens à maintenir la pression, avant d'intensifier le mouvement ce jeudi par une "mobilisation générale", davantage par des blocages d'établissements que par des manifestations dans la rue.

Un autre lycéen a aussi été blessé dans la matinée devant le lycée Jacques-Monod à Saint-Jean-de-Braye, dans la banlieue d'Orléans, par un tir de lanceur de balle de défense (LBD, qui remplace le Flash-Ball dans l'équipement des policiers) et emmené à l'hôpital, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de la préfecture. A Bordeaux, plus de 300 lycéens ont de nouveau manifesté dans le centre-ville mercredi, certains mettant le feu à quelques poubelles, avant d'être dispersés par les CRS.

Les perturbations ont atteint des sites universitaires, pour la première fois, à Paris.

Selon le ministère de l'Éducation nationale, mardi, 200 établissements, soit environ 5% des lycées français, avaient été perturbés ou bloqués. Au lycée polyvalent de Cachan (Val-de-Marne), une voiture a été incendiée, selon un journaliste de l'AFP.

Parmi les autres contestations des lycéens figurent l'augmentation des frais d'inscriptions dans les universités et les suppressions de postes d'enseignants prévus par le gouvernement dans le secondaire.

Dans l'académie de Créteil, une voiture a été incendiée et un magasin de téléphonie pillé près d'un lycée d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), où des heurts ont impliqué des dizaines de jeunes qui scandaient "Macron démission", selon des sources concordantes.

Les interpellations ont eu lieu à la suite de "dégradations de mobiliers urbains et de violences contre les forces de l'ordre" qui ont notamment essuyé des jets de projectiles. A Nantes, 500 jeunes ont défilé, selon la police.

À Lyon et sa métropole, des rassemblements se sont déroulés devant 13 lycées, selon la préfecture du Rhône. D'après Franceinfo, la CGT a décidé d'envoyer son service d'ordre en tampon entre les lycéens et les policiers.

L'académie de Rennes ne signale aucun blocage, de même qu'en Alsace et en Franche-Comté.

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