Pupille, film de Jeanne Henry, un drame porte par Elodie Bouchez

Laval: Pupille

Pupille : Jeanne Herry touche droit au coeur

Une période légale de deux mois pendant laquelle les bras des travailleurs sociaux (incarnés ici par Gilles Lellouche et Sandrine Kiberlain) se succèdent et s'improvisent le refuge de l'enfant qui vient de naître, dès lors sous la protection de l'État, dans l'attente de savoir s'il va être remis à l'adoption. Pendant ce temps, les services sociaux se démènent pour décider quelle famille pourra l'adopter. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. C'est par la description de ce " ressenti " émotionnel de ses personnages que la cinéaste trouve sans doute la plus belle adéquation de son récit et de sa mise en scène, dont le romanesque apporte à l'aspect documentaire en s'installant au cœur de celui-ci, la belle touche d'une fragilité humaine qui y vibre, en osmose avec un travail et surtout une responsabilité, celle de l'avenir de l'enfant dont ils sont porteurs et garants...

Une jeune femme arrive pour donner naissance à un petit garçon dont elle ne veut pas et qui aussitôt est pris en charge par toute une chaîne dassistantes sociales et dassistants maternels. Clara, une étudiante, vient accoucher à l'hôpital au terme de sa grossesse. Une jolie réalisation avec une caméra qui gravite avec amour autour de chacun achève de faire une pépite de cette bouleversante rencontre d'un bébé avec sa mère. Un suivi quotidien nécessitant beaucoup d'attention et plutôt destiné à une assistante féminine.

" Pupille " est le deuxième film de l'actrice française Jeanne Henry. Une distribution exceptionnelle, avec un sensationnel Gilles Lellouche dans un contre-emploi, confère toute sa force et son émotion à cette œuvre poignante. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement.

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