Routiers : FO lève son appel à la grève

La ministre des Transports Elisabeth Borne le 6 décembre 2018 à Paris

La ministre des Transports Elisabeth Borne le 6 décembre 2018 à Paris

Dans le contexte du pouvoir d'achat, la FNTL FO/UNCP ne comprend pas la décision du Conseil constitutionnel en date du 28 novembre 2018 qui annule pour excès de pouvoir de l'Etat le décret n°2016-1550 du 17 novembre 2016 sur les heures supplémentaires des conducteurs routiers.

La CGT, qui avait également appelé les routiers à faire grève à partir de dimanche soir, a également annoncé lever l'appel, vers midi. Ce mardi, ils ont appelé à la grève à partir de dimanche soir 22 heures et pour une durée indéterminée afin de défendre le pouvoir d'achat, qualifiant de " miettes " les mesures annoncées par le Premier ministre ce mardi.

"Ni le courrier reçu ce jour de Mme la ministre Elisabeth Borne, ni les explications du conseiller social du ministère, ne nous ont convaincu, bien au contraire!", écrivent les deux syndicats.

La CGT et FO, deuxième et troisième syndicats du transport routier, estiment que cette décision remet en cause la majoration des heures supplémentaires, malgré les assurances d'Élisabeth Borne et du patronat.

FO et la CGT avaient dénoncé lundi une décision du Conseil d'État qui avait annulé en novembre les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations dérogatoires de 25% et 50% aux heures supplémentaires des routiers. "Il manque un engagement formel de la part des employeurs (.), une garantie écrite" sur le maintien des taux de majoration des heures supplémentaires des chauffeurs routiers, a déclaré Patrice Clos, secrétaire général de FO-Transports, à la presse à l'issue de la réunion.

Face au communiqué, le ministère des Transports a immédiatement réagi: "Les deux organisations syndicales concernées prennent un mauvais prétexte pour lancer un appel à une grève qui n'a aucune raison d'être", affirme-t-il. "Elle était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement", selon le ministère. "Tout accord d'entreprise qui dérogerait à ces taux serait illégal", ont écrit ces quatre organisations patronales, reprenant les termes de la ministre. Le syndicat n'avait alors pas exclu la possibilité d'appeler à la grève. "Cela restera donc toujours l'accord de branche qui s'appliquera en la matière, aujourd'hui comme demain".

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