Un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières à Marrakech

Nouvelle attaque des États-Unis contre le Pacte sur les migrations de l'ONU

Pacte mondial des migrations: les 10 mots-clés d'un accord de pure coopération

Les Etats-Unis s'étaient retirés de l'élaboration du Pacte en affirmant qu'il comprenait des dispositions contraires à la politique d'immigration de Donald Trump.

"Des Etats en grand nombre continuent de tenir parole, ils se sont entendus (.) après des négociations très sérieuses et très intenses".

Ses détracteurs le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé ou comme une atteinte à la souveraineté nationale.

Les défenseurs des droits de l'Homme trouvent le pacte insuffisant, surtout sur l'accès des migrants à l'aide humanitaire et aux services de base ou sur les droits des travailleurs migrants.

Face à ces deux principes qui pourraient laisser la porte ouverte à toutes sortes d'abus et qui inquiètent de nombreux États (et députés nationaux), preuve de l'absence de consensus généralisé, Jean Asselborn a concédé, en guise de conclusion, que "la perspective, à plus long terme, d'atteindre un niveau supérieur en parvenant à un pacte juridiquement contraignant serait un grand pas en avant".

Mercredi, Antonio Vitorino, le patron de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), s'est ému de cette situation: " Nous assistons de la part de certains secteurs politiques à la manipulation, à la distorsion des objectifs du Pacte, on a la sensation que la migration est devenue le bouc émissaire des problèmes culturels et sociaux.

Côté européen, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé sa venue à Marrakech après le feu vert houleux du Bundestag. Emmanuel Macron se prononcera alors sur le texte. "Et commencer par refuser de signer le pacte de Marrakech, qui va démultiplier et installer une immigration-submersion?", a-t-elle tweeté dimanche dernier.

Cet événement, qui verra la participation active de la société civile africaine, des organisations non gouvernementales européennes et des associations du monde, connaît cependant, à une semaine de sa tenue, des désistements en cascade, à l'image de la Pologne, la Hongrie, l'Autriche, les Etats-Unis, Israël et tout dernièrement l'Italie qui, par la voix de son vice-Premier ministre, Matteo Salvini, a déclaré, le 28 novembre dernier: "Le gouvernement italien n'ira pas à Marrakech et ne signera rien".

Le pacte de l'ONU sur les migrations, qui doit être adopté lundi au Maroc, suscite en France une vive opposition de la droite et de l'extrême droite, et affole certains membres du mouvement des "gilets jaunes", sur fond de nombreuses "fake news".

Selon les Nations unies, le nombre de migrants dans le monde est estimé à 258 millions, soit 3,4% de la population mondiale.

Toute source souhaitant supprimer ce contenu du moteur de recherche de notre site, veuillez nous envoyer un courrier électronique et vous remercier de votre compréhension.

Dernières nouvelles