Vers un formulaire d'accord de soins à signer avant le traitement — Androcur

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Après des avertissements lancés par des médecins, l'autorité sanitaire et l'Assurance Maladie ont lancé une étude, qui a prouvé un lien entre la prise de ce traitement à haute dose et de façon prolongée, et l'augmentation du risque de méningiomes, des tumeurs au cerveau. Face à ce danger, les patients devront désormais signer un formulaire d'accord de soins avant de débuter le traitement.

Le risque de tumeur des méninges (méningiome) associé à la prise d'Androcur suscite la réaction de l'ANSM.

Selon de récentes publications de l'Assurance-maladie*, l'exposition à la molécule Androcur (acétate de cyprotérone) et ses dérivés** à " forte dose expose à un risque de méningiome multiplié par 7 par rapport au groupe de femmes faiblement exposées et qui ont arrêté le traitement ".

A noter : au total, on estime à 57 000 le nombre de Françaises sous Androcur en 2017.

En septembre, l'Agence nationale de sécurité du médicament des produits de santé (ANSM) publiait une alerte sur l'Androcur, un médicament autorisé pour traiter, chez la femme, des maladies hormonales provocant de l'hyperpilosité et, chez l'homme, pour traiter certaines formes du cancer de la prostate. L'objectif étant de recueillir le consentement du patient au fil d'un échange avec son médecin ainsi que de mieux " sécuriser l'utilisation de l'acétate de cyprotérone.

Des nouveaux documents en préparation Parallèlement à cette disposition centrale, l'ANSM annonce d'autres mesures destinées à renforcer la qualité de l'information: l'établissement d'un document à destination des patients aujourd'hui traités (qui devrait être disponible avant la fin du 1 trimestre 2019), la rédaction d'un courrier destiné à toutes les personnes traitées au cours des 24 derniers mois et d'une note dédiée à l'ensemble des prescripteurs (avant la fin du 1 semestre 2019).

Pour mener à bien ces projets, un groupe de travail rassemblant les différents acteurs concernés est créé.

Mis en place avant fin 2018, il sera "indispensable à toute délivrance du médicament ". Et des recommandations ont été adressées en octobre aux professionnels de santé. L'institution rappelle toutefois aux patients qu'il n'existe pas d'alternative médicamenteuse à l'Androcur et à ses génériques, et qu'ils doivent consulter leur médecin pour savoir si la poursuite du traitement est nécessaire.

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