Des morts et des blessés dans une discothèque — Italie

La police garde l'entrée de la'Lanterna Azzurra  la discothèque où une bousculade a fait six morts. Corinaldo le 8 décembre 2018

Italie : un mouvement de panique dans une discothèque fait six morts et des dizaines de blessés

Elles étaient venues écouter un concert de Sfera Ebbasta, un rappeur très populaire parmi les jeunes, surnommé le "roi de la trap". Les six personnes mortes sont cinq mineurs, trois filles et deux garçons, ainsi qu'une adulte, une femme qui avait voulu accompagner sa fille au concert. Un témoin oculaire de 16 ans, hospitalisé avec sa petite amie du même âge, a déclaré aux médias italiens: "Nous avons dansé en attendant le début du concert lorsque nous avons détecté cette odeur bizarre". "Nous avons couru vers une des sorties de secours mais nous l'avons trouvée bloquée, les videurs nous disaient de rentrer ", a expliqué un jeune blessé aux médias locaux.

Selon plusieurs témoignages recueillis par des médias, la foule s'est reportée vers un petit mur, du haut duquel des dizaines de personnes sont tombées. Ceux qui se sont trouvés en dessous sont morts écrasés.

Les blessés, qui souffrent de traumatismes et de lésions, ont été transportés à l'hôpital le plus proche, à Senigallia, d'où les plus graves ont ensuite été envoyés à Ancône. "Je voudrais juste demander à chacun de réfléchir à quel point il peut être dangereux et stupide d'utiliser du spray irritant dans une discothèque", a-t-il dit, en annonçant l'annulation de ses prochains concerts.

Sur place, les cris ont fait place au silence et les forces de l'ordre ont tendu un cordon pour tenir les journalistes et curieux à distance, tandis que les enquêteurs multipliaient les relevés pour tenter de déterminer les causes et responsabilités du drame.

En Italie, ces faits rappellent l'énorme bousculade qui avait fait un mort et 1 500 blessés en juin 2017 lors de la retransmission de la finale de la Ligue des champions de football sur la place San Carlo à Turin.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la panique a été provoquée par l'usage d'un spray irritant comme du gaz poivré, dans des circonstances encore non élucidées, dans une salle probablement beaucoup trop remplie.

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