L’accord de sortie de l’UE en passe d’être rejeté — Brexit

Theresa May reporterait le vote sur le Brexit

Brexit: Theresa May reporte du vote des députés sur l'accord conclu avec l'Union européenne

"Nous allons reporter le vote prévu demain" mardi, a dit Theresa May, soulignant que les députés britanniques demeuraient opposés à un point particulier de cet accord: "la solution du backstop".

Le président de la Commission a toutefois laissé voir une légère marge de manoeuvre avant sa rencontre avec la Première ministre britannique.

Peu auparavant, venant encore compliquer la donne, la Cour de justice de l'UE (CJUE) - saisie par des élus écossais - a tranché que le Royaume-Uni pouvait décider de renoncer à quitter le bloc européen sans demander l'avis des autres pays de l'UE.

Au cours du week-end, Theresa May avait "discuté du Brexit", selon sa porte-parole, avec plusieurs dirigeants européens, dont le président du Conseil européen Donald Tusk, celui de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la chancelière allemande Angela Merkel, qu'elle doit retrouver à l'occasion du Conseil européen qui s'ouvre jeudi à Bruxelles.

"De son côté, le référent du Parlement européen pour le Brexit, Guy Verhofstadt, a fait passer " deux messages " via Twitter: " nous ne laisserons jamais tomber l'Irlande, il est hors de question de renégocier le backstop & si vous voulez une future relation plus proche (entre Londres et l'UE, NDLR), il n'y a pas de problème pour nous ".

Surtout, un rejet du texte pourrait exposer Theresa May à son renversement, et in fine à de nouvelles élections législatives.

Dimanche encore, des responsables de tous bords ont appelé l'exécutif à revoir sa copie et à relancer les négociations avec Bruxelles, où se rendra la dirigeante britannique en fin de semaine pour un sommet européen.

"L'accord mis sur la table le 25 novembre est le meilleur qui soit et le seul possible".

La cheffe du gouvernement a dit qu'elle allait s'entretenir avec ses homologues européens pour essayer d'obtenir des garanties supplémentaires. Face à cette incertitude, l'Assemblée nationale a donné son aval, dans la nuit de lundi à mardi, au projet de loi permettant au gouvernement Français de se prémunir, via des ordonnances, de toute forme que prendrait cette sortie du Royaume-Uni.Ce texte vise à anticiper une série de casse-tête du fait des multiples vides juridiques que ferait naître un Brexit dur (sans accord).

"Mme May a multiplié les mises en garde contre les conséquences que pourrait avoir un rejet du traité".

Ce report, et l'incertitude qui entoure toujours le Brexit, ont immédiatement entraîné une chute de la livre. Theresa May a d'ailleurs agité la menace d'une éventuelle victoire de Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition, en cas d'élections. Ce maintien dans le club européen pourrait par exemple découler d'un nouveau référendum sur l'UE, une hypothèse exclue à ce stade par le gouvernement mais qui gagne du terrain parmi les Britanniques.

Dernières nouvelles