Ghosn, qui réclamait une audience publique, comparaîtra mardi 8 janvier — Renault-Nissan

Christophe Castaner novembre 2018. SIPA. 00883687_000065

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Le PDG de Renault Carlos Ghosn va, à sa demande, comparaître la semaine prochaine devant un tribunal de Tokyo et obliger ainsi le procureur à clarifier publiquement le motif de sa détention prolongée au Japon.

La justice ne peut refuser cette demande, qui lui permettrait de comparaître en personne avec son avocat.

Selon le tribunal de Tokyo, l'ex-patron de Nissan a déposé cette requête en application de l'article 34 de la Constitution japonaise qui précise qu'une personne retenue peut exiger que le motif précis de sa détention soit exposé lors d'une séance publique au tribunal. Ils ont obtenu satisfaction. Celle-ci aura lieu le 8 janvier.

Le dossier Ghosn a braqué les projecteurs sur le système pénal japonais, notamment la pratique de longues périodes d'incarcération pendant l'instruction et l'interdiction faite aux avocats de la défense d'assister aux interrogatoires, qui peuvent durer huit heures par jour. Ce nouveau rebondissement intervient alors que le tribunal de Tokyo a décidé lundi dernier de prolonger de nouveau de 10 jours, jusqu'au 11 janvier, la garde à vue du PDG de Renault dans le cadre d'un troisième mandat d'arrêt, sur des soupçons d'abus de confiance.

L'occasion pour Carlos Ghosn, qui sera accompagné de l'un de ses avocats, de pouvoir prendre la parole pour la première fois depuis le début de sa détention. La somme incriminée s'élève à 1,85 milliard de yens (14,5 millions d'euros). Des faits que Carlos Ghosn nie, selon ses avocats cités par les médias.

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