Les chiffres de l'emploi rassurent un peu — Wall Street

Mauvais début d’année pour le Cac 40 et Wall Street l’économie et le shutdown inquiètent | Crédits

Les bourses européennes chutent, fragilisées par les mauvais résultats d'Apple

L'inquiétude qui s'instillait dans les couloirs de Wall Street va-t-elle se transformer en vent de panique?

L'indice Dow Jones (DJIA) a perdu 2,8%, à 22.686,22 points, le S&P 500 a abandonné 2,5%, à 2.447,89 points, et le Nasdaq Composite s'est replié de 3%, à 6.463,50 points. Début août, Apple avait été la première entreprise à franchir le cap des 1.000 milliards de dollars de valeur boursière, suivi un mois plus tard par Amazon. LVMH a fini en baisse de 3,81% à 243,65 euros, Kering de 5,49% à 380,70 euros et Hermès de 2,85% à 464,00 euros.Airbus n'a guère profité de la finalisation jeudi de deux commandes pourdes compagnies américaines, portant chacune sur 60 A220-300, pour un montant total estimé à 11 milliards de dollars (9,7 mds EUR).Bourbon a gagné à l'inverse 8,98% à 3,64 euros, profitant de l'annonce du renouvellement de la dispense lui permettant de différer le remboursement deses loyers et de sa dette, dans le cadre des négociations avec ses créanciers.DBV Technologies a bondi pour sa part de 13,61% à 13,94 euros, dynamisé par l'annonce d'un renforcement au niveau des directions médicales et des opérations pharmaceutiques.

La marque à la pomme a aussitôt été sanctionnée, perdant 10 %, sa pire séance depuis janvier 2013.

"Nous ne pouvons plus recommander Apple", a indiqué dans une note Macquarie, tout en reconnaissant que son changement de recommandation arrive trop tard. L'action a déjà lâché plus de 30% depuis son plus haut historique atteint début octobre.

Mais jeudi l'ensemble du secteur technologique a été fragilisé par l'annonce d'Apple, Alphabet perdant 2,85 %, Amazon 2,52 % et Facebook 2,90 %. Les fabricants de composants électroniques comme Qualcomm (-2,96%) ou Nvidia (-6,04%) ont aussi été touchés, tout comme Boeing (-3,99%) et Caterpillar (-3,85%), sensibles à la santé de l'économie chinoise.

"On s'approche de la saison des résultats".

Très dépendante de ses ventes d'iPhone, le géant de Cupertino (Californie) est désormais l'objet de nombreuses interrogations sur sa stratégie, consistant notamment à vendre ses téléphones phares toujours plus cher. S'y ajoutent le ralentissement économique en Chine et un indicateur manufacturier américain décevant aux yeux des analystes. La nouvelle a également fait plonger les places boursières internationales, de l'Asie à l'Europe, les investisseurs privilégiant les actifs réputés peu risqués tels que la devise japonaise et l'or. "Les deux informations alimentent l'anxiété des investisseurs sur un essoufflement de la croissance mondiale", a affirmé M. Thooft.

Berkshire Hathaway, la société d'investissement du milliardaire Warren Buffet, qui détient 252 millions d'actions Apple, soit environ 5 %, a cédé 5,49 %.

Aux valeurs, Bristol-Myers Squibb (BMS), qui a annoncé avant l'ouverture l'acquisition de son compatriote Celgene pour 74 milliards de dollars, chute de 12,04%, tandis que sa cible grimpe de 27,41%.

Mercredi soir, après la séance, la firme à la pomme prenait la décision rare d'abaisser sa prévision de chiffre d'affaires trimestriel, son directeur général Tim Cook mettant en cause le ralentissement des ventes d'iPhone en Chine, dont l'économie souffre des incertitudes liées aux tensions commerciales avec les Etats-Unis.

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