Gabon: Radio Gabon et internet coupés

Gabon: l'armée prend le contrôle de la radio nationale et appelle à une restauration nationale

Gabon : des militaires appellent sur la radio d'État à former un "conseil de restauration"

Des militaires se sont emparés lundi de la Radio nationale gabonaise pour lire un message appelant le peuple à "se soulever" et annonçant la prochaine mise en place d'un Conseil national de restauration, en l'absence du président Ali Bongo Ondimba, en convalescence au Maroc. Au même moment, des tirs ont été entendus dans le centre de la capitale, Libreville. "Si vous êtes en train de manger, arrêtez".

Le discours présidentiel du Nouvel An "a renforcé les doutes sur la capacité du président à continuer à assumer les responsabilités de sa charge", a déclaré le lieutenant Kelly Ondo Obiang, un militaire se présentant comme commandant-adjoint de la Garde Républicaine (GR), et se disant président d'un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS). Si vous dormez, réveillez-vous.

Le Lt Ondo a lancé un appel à tous les jeunes des forces de défense de sécurité gabonaises et à toute la jeunesse du pays pour opérer la révolution.

"Les militaires ne veulent pas utiliser la force contre ceux qui ont pris le contrôle de la radio ce lundi matin" indique ce lundi matin une source proche de la présidence gabonaise au média RFI. Il a souligné que "le jour tant attendu est arrivé où l'armée a décidé de se mettre aux côtés de son peuple afin de sauver le Gabon du chaos".

Trois militaires, coiffés des bérets verts de la GR, étaient visibles sur une vidéo de leur prise de parole circulant sur les réseaux sociaux et authentifiée par l'AFP. Ils y ont lu un message déclarant avoir été déçus par l'allocution à la Nation du 31 décembre du président de la République, Ali Bongo, qui est actuellement en convalescence au Maroc, après avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral fin octobre. La vacance du pouvoir n'a pas été déclarée au Gabon en l'absence du chef de l'État. Plusieurs entreprises tournent au ralenti ou ont mis la clé sous la porte.

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