Le pétrole poursuit sa hausse, soutenu par l’Arabie saoudite

L'EIA a revu à la hausse ses données sur la production américaine en octobre après un nouveau record à 11,54 millions de barils extraits par jour confirmant la place des Etats Unis comme premier producteur mondial

Très volatil, le pétrole résiste grâce aux promesses de l'Arabie saoudite (et de la Russie)

Selon une enquête Reuters, l'offre pétrolière de l'Opep a baissé en décembre par rapport au mois précédent dans une proportion jamais vue depuis janvier 2017, quand avait pris effet un premier accord de réduction de la production.

Plus globalement, le marché apprécie la baisse de la production de lOPEP, qui est tombé à 32.67 mbj, soit un recul de 460 000 barils par jour par rapport au mois de novembre.

Cette hausse est liée à une nette baisse des exportations saoudiennes, ce qui exprime, selon les observateurs, la décision du royaume saoudien à faire des efforts pour réduire l'offre en or noir sur le marché mondial. Un volume favorable à la reprise des prix et à l'équilibre du marché.

Vendredi matin en Europe, le prochain contrat à terme sur le baril de Brent de mer du Nord prenait encore 1,6% à 56,8 dollars, le WTI américain gagnant 1,7% à 47,9 dollars.

Les marchés pétroliers connaissent un début dannée mouvementé, qui sinscrit dans la continuité de la fin 2018, à savoir sous le signe dune volatilité exacerbée. Les cours ont notamment piqué du nez juste après l'ouverture de la Bourse de New York, elle-même affaiblie par le plongeon d'Apple qui a prévenu que ses résultats trimestriels seraient moins bons que prévu en raison du ralentissement de la croissance chinoise. Ryad a ainsi "pris de l'avance sur son engagement à réduire sa production, ce qui est considéré comme un signal encourageant", a remarqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Actuellement, a-t-il poursuivi, il existe autant de facteurs susceptibles de plomber les prix, citant en cela la faiblesse de la demande et les incertitudes pesant sur des membres de l'Opep quant au respect des engagements de réduction, y compris sur l'Arabie saoudite, le plus grand producteur de l'Organisation.

Pour la semaine achevée le 28 décembre, les analystes tablent sur une baisse de 2,3 millions de barils des stocks de brut, sur une hausse de 2,7 millions de barils des stocks d'essence et sur une hausse des stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) de un million de barils, selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg.

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